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«La Caisse n’est pas le fonds souverain du Maroc»
Entretien avec Anas Alami, directeur général

Par L'Economiste | Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager
Toutefois, certaines activités de la caisse peuvent y être assimilées
Un pôle bancaire autour du CIH en préparation
Le groupe se diversifie dans l’enseignement

Anas Alami, DG de la CDG, ne pense pas que son groupe soit l’infirmier des sociétés en difficulté, mais «si nos participations ont besoin de nous, nous répondrons présent»

- L’Economiste: CDG est-il l’infirmier des groupes en difficulté?

- Anas Alami: Je pense que non. Nous n’avons, en tout cas, pas encore eu l’occasion de procéder à un tel exercice. Nous gérons, en revanche, un portefeuille performant dans le secteur financier et bancaire qui représente, aujourd’hui, un dividende important pour la Caisse. Dans le cadre de ce portefeuille, si nos participations ont besoin de nous, nous répondrons présent.

- Y compris à l’étranger?

- A l’étranger nous n’avons pas de participations dans des banques. Cependant, dans les secteurs dans lesquels nous opérons, nous avons une approche davantage d’accompagnement des investisseurs qui sollicitent notre appui dans le cadre de leur stratégie. Nous n’avons donc pas d’approche proactive pour instaurer des stratégies.

- Peut-on dire de la CDG qu’elle est le fonds souverain du Maroc?

- Nous ne nous considérons pas comme le fonds souverain du pays même si une bonne partie de nos missions peuvent être considérées comme celles de fonds de ce genre.

- Vous êtes en train de créer un pôle bancaire autour du CIH…

- C’est trop dire un pôle bancaire autour du CIH. En effet, le CIH est en train de se doter aujourd’hui de moyens minimaux pour pouvoir réaliser son plan industriel à l’horizon 2014. Il s’est renforcé dans le secteur du leasing et du crédit à la consommation et s’est délesté d’actifs qui pèsent sur le bilan, notamment les actifs hôteliers que nous avons repris au cours du mois de mars 2011.

- Est-ce bien sage que la mère rachète les mauvais actifs de sa filiale?

- Les hôtels du CIH que nous avons achetés ne sont pas des actifs de mauvaise qualité. Il n’y a qu’à considérer celui de Casablanca qui est très bien situé. Et celui de Marrakech, à travers lequel nous sommes déjà fortement sollicités par plusieurs opérateurs qui veulent à terme en prendre la gestion. Pour ce qui est du reste, cela pèse très peu dans le total.

- Vous êtes en train d’innover dans les domaines de l’enseignement, la formation et l’université...

- L’investissement dans l’Université internationale de Rabat est un investissement dans l’éducation, mais aussi dans le domaine de l’économie et du savoir. Il a au moins deux avantages. Celui de la création d’une plateforme qui réunit à la fois les chercheurs marocains résidents à l’étranger et les homologues nationaux. C’est également une plateforme qui a permis de créer des brevets. Des brevets qui, aujourd’hui, ont été cédés à des structures du secteur privé qui veulent les industrialiser, notamment dans le domaine de l’énergie.

- Le montage de cette université est intéressant. Vous avez une société qui s’occupe du foncier et des labos qu’elle loue…

- Il s’agit d’un montage classique dont les investissements capitalistiques permettent de mettre les murs et les investissements lourds dans une structure par laquelle nous pouvons attirer des fonds de retraite qui sont intéressés par des rentabilités moyennes, mais durables, une sorte de rentabilité locative. Il y a également d’autres investisseurs qui ont un appétit un peu plus important par rapport au risque, et qui vont entrer dans la société de gestion où la rentabilité peu être plus élevée, mais le risque aussi.
Ce projet de l’Université internationale de Rabat a, non seulement été mené en concertation avec le ministère de l’Education et l’enseignement supérieur, mais aussi a été conventionné par ce même ministère.

- Les sociétés d’économie mixte pour les collectivités locales constituent-elles un début d’expérience pour la régionalisation?

- C’est une expérience qui a connu quelques modifications par rapport au modèle initial. Aujourd’hui, nous ciblons davantage des domaines bien précis à commencer par le parking. D’autres secteurs vont suivre. Au lieu de partir avec des structures à vocation très large avec les collectivités locales, nous préférons nous spécialiser dans des segments précis plus rentables et qui peuvent créer des réussites avant de nous diriger vers de nouveaux segments.

Propos recueillis par Nadia Salah

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