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Economie

Responsible Care et rejets industriels
Encore du chemin à faire…

Par L'Economiste | Edition N°:2202 Le 27/01/2006 | Partager

. La loi sur l’eau est surtout connue… pour ses ratés!. Un texte en 2003 pour la pollution de l’air, où sont les effets?Et de 7 pour le workshop du Responsible Care (RC)! Cet acte d’adhésion volontariste des fédérations tente de faire cohabiter production industrielle et préservation de l’environnement. La tâche n’est pas aisée. Pour que ça marche, il faut mobiliser des fonds et certaines entreprises ont du mal à joindre la parole… à la main à la poche! Le Maroc, avec l’Afrique du Sud, sont les seuls pays d’Afrique à avoir adhéré au RC, parmi les 52 pays inscrits! La sensibilisation a décidément encore beaucoup de chemin à faire. Adopter à l’unanimité le concept de pollueur-payeur aurait certainement plus d’impact. Malheureusement, on en est pas encore là, faute de décrets d’application.La septième édition du workshop, sous le thème «Rejets industriels, entre exigences réglementaires et enjeux financiers», s’est tenue jeudi 26 janvier à Casablanca en présence des grands noms de l’industrie et du ministre de l’Environnement (MATEE), Mohamed El Yazghi. Alain Pierrat, membre du département technique de l’Union des industries chimiques de France (UIC), est intervenu sur les récentes évolutions du RC, avec la Global Charter qui place comme priorité trois stratégies majeures. Développement durable, plus de transparence et davantage de préoccupations quant au suivi de la production pharmaceutique. Autant de défi pour 2006!Trois membres du MATEE sont intervenus sur les arrêtés relatifs aux déversements des eaux usées, la réglementation nationale en vigueur relative à la pollution atmosphérique, et les instruments d’incitation à la dépollution industrielle. L’eau doit être protégée tout particulièrement des différentes sources de pollution. En 2005, un décret relatif aux déversements, écoulements, rejets, entre autres, sera d’ailleurs promulgué pour clarifier les systèmes d’autorisation et de redevance. De même, il fixe les valeurs limites de rejets liquides générales et sectorielles. Mais ça ne suffit pas. La ressource eau, par exemple, toujours plus rare et plus précieuse continue d’être souillée. A qui la faute? Le talon d’Achille est certainement la difficulté à intégrer des politiques, puis de les coordonner ensuite. Plus de concertation, tant au niveau local qu’international, ne ferait pas de mal non plus. Des acquis il y en a: une centaine de barrages et une capacité de 16 milliards de m3, comme l’a indiqué Mohamed Oubalkace, chargé de mission au MATEE, encore faut-il les faire perdurer. Le Maroc accuse un retard conséquent dans l’assainissement d’eau. Le pays compte près de 60 stations d’épuration… en grande majorité non opérationnelles! Le plus grave, c’est que celle qui subit le plus de dommages collatéraux dans l’histoire, c’est notre santé! Et on le doit, pour beaucoup, aux ratés d’application de la loi sur l’eau, qui date, pourtant de plus de 10 ans, soit, de quoi s’organiser. Surtout que tous ces désagréments ont un coût. La dégradation environnementale est estimée, globalement, à 4,6% du PIB, soit 16.275 milliards de DH. Les milieux les plus touchés sont l’eau (1,23% du PIB), l’air (1,03%) et ensuite le littoral (0,52%).


De l’air!

Il n’y a pas de quoi fanfaronner. Si le développement durable est à la mode et que les entreprises s’y mettent, beaucoup reste encore à faire en matière de dépollution. Et notamment celle atmosphérique, la deuxième ressource la plus touchée au Maroc après l’or bleu. En 2003, un texte novateur traitant pour la première fois de ce type de dégradation est promulgué. Les objectifs sont, entre autres, de doter le Maroc d’un arsenal juridique adéquat pour combler les lacunes. La préoccupation est d’autant plus indispensable que le Royaume a adhéré à toute une série de protocoles (Kyoto, Montréal, notamment). La loi s’applique aux industries mais aussi aux voitures. Reste maintenant à voir les effets, dans notre quotidien, de la politique d’atténuation de la pollution et… de ses sanctions. Toujours autant de bus, car et taxis, pour ne citer qu’eux, qui laissent dans leur sillage, autant de volutes grises que nocives pour l’organisme!Céline PERROTE

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