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    Economie

    Reprise des échanges en janvier

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Hausse du trafic portuaire en janvier 1997. La prudence reste toutefois de mise. L'enquête de conjoncture de la Direction de la Statistique pour le premier trimestre révèle des projections divergentes.


    Le mois de janvier confirme la tendance à la relance entamée au cours du second semestre 1996. Le volume global du trafic portuaire a augmenté de 26% à 3,5 millions de tonnes. L'évolution doit cependant être nuancée, le mois de janvier 1996 ayant été bien particulier en raison de la quasi-paralysie suscitée par la campagne d'assainissement. Par rapport à 1995, la hausse du trafic existe bien, mais dans une moindre proportion, près de 13%.
    En janvier 1997, les importations ont enregistré plus de 33% d'accroissement à 1,8 million de tonnes. Quant aux exportations, elles s'établissent à 1,7 million de tonnes, soit plus de 18,8%.
    Les importations de céréales (-18%) continuent en revanche de chuter. Celles de charbon croissent légèrement (+3,9%). Les achats d'hydrocarbures ont plus que doublé (+148%), justifiés par la constitution de stocks de sécurité par les sociétés pétrolières.
    Le trafic conteneurisé, quant à lui, a crû globalement de 2,5%, croissance expliquée surtout par une augmentation de 15% des exportations. En revanche, les importations, qui étaient déjà très faibles en janvier 1996, continuent de baisser (-4,4%).

    Essoufflement de l'activité


    La tendance de la micro-économie pour le premier trimestre, d'après l'enquête conjoncture de la Direction de la Statistique, laisse apparaître des résultats mitigés.
    Un pannel de 700 entreprises est consulté pour cette enquête trimestrielle.
    · Le secteur minier, qui a connu un excellent quatrième trimestre 1996 grâce aux exporta-tions de phosphate, devrait voir s'essouffler son activité au cours du premier trimestre 1997. L'évo-lution tendra vraisemblablement vers une baisse de l'ordre de 5% selon l'enquête.
    · La production énergétique a enregistré un accroissement important au 4ème trimestre 1996 (+13%) par rapport au précédent, du fait de la progression du raffinage de pétrole (+19%). En revanche, pour le 1er trimestre 1997, les opé-rateurs du secteur prévoient globa-lement une baisse de l'ordre de 4%.
    · La production industrielle a été marquée par une légère augmen-tation (+1%) au cours du 4ème trimestre 1996 par rapport au précédent. Les prévisions conver-gent globalement vers une stabilité de la production au terme du premier trimestre 1997.
    La croissance est au rendez-vous pour les secteurs de la biscuiterie, du textile, de la confection, du matériel de transport, du verre et des médicaments. Par contre, pour les secteurs de la conserve de poissons, les aliments pour animaux, le mobilier métallique, le matériel d'équipement et la menuiserie pour bâtiment, les difficultés sont encore là.

    Euphorie, inquiétude et pessimisme


    Pour le secteur de l'agro-alimentaire, la croissance de la production n'est qu'une illusion seuls en effet 22% des entrepreneurs interrogés s'attendent à une reprise.
    Dans le secteur textile et cuir, si la tendance générale est à l'optimisme, il n'en reste pas moins que pour l'activité habillement c'est réellement l'inquiétude. Près de 51% prévoient une diminution de l'activité au cours du premier trimestre. En fait, une euphorie existe surtout pour les autres produits textiles et la bonneterie, où 45% des entreprises tablent sur une augmentation de l'activité au cours du premier trimestre.
    Les entrepreneurs des activités cuir, chaussures en cuir et articles divers affichent leur optimisme. Environ 61% envisagent une croissance de leur production.
    Dans le secteur des industries métalliques, mécaniques et électroniques, les prévisions sont franchement pessimistes. Un tiers des entrepreneurs prévoient une baisse de l'activité, avec une exception cependant pour les industries de matériel électrique et électronique. Les entreprises sondées prévoient pour ce secteur une stagnation ou une légère augmentation de l'activité. L'inquiétude règne en revanche dans le secteur des machines et matériel d'équipement pour lequel le recul de l'activité est prévu pour le premier trimestre. Outre l'activité du papier et carton qui table sur une croissance, les autres secteurs industriels prévoient généralement une stagnation de l'activité, voire une diminution.

    Fatima MOSSADAQ


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