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Rentrée scolaire 2003-2004
Fournitures: Le haut de gamme gagne du terrain

Par L'Economiste | Edition N°:1602 Le 16/09/2003 | Partager

. Mais le plus gros de la demande est constitué de produits bon marché. Le cahier d'importation envahit les étalages Chipie, Titeuf, Super Conquérant, Cookaï, Univers, Claire Fontaine, Tricot Rayé, Auchan… Des librairies et grandes surfaces regorgent de fournitures scolaires de différentes marques. A la plus grande joie des élèves, qui choisissent avec soin cartables, cahiers de différents formats, stylos, feutres de couleur, crayons, marqueurs, classeurs, feuilles, doubles décimètres et autres fournitures diverses. Les plus nantis font leurs achats aux hypermarchés Marjane ou chez des libraires importateurs (comme la Librairie des Ecoles par exemple, qui ne commercialise que des fournitures fabriquées en Europe). Les autres se contentent de produits asiatiques ou marocains, vendus moins cher (mais de qualité souvent médiocre) dans les épiceries de quartiers, chez les commerçants de Derb Omar ou auprès de marchands qui s'improvisent libraires le temps de quelques semaines. De plus en plus de parents appartenant à la classe moyenne et scolarisant leurs enfants dans les écoles privées ne lésinent pas sur les moyens. Des libraires importateurs qui enregistrent le changement s'en réjouissent. “La demande pour les produits de qualité augmente d'année en année. En 2002, nous avons réalisé une progression à deux chiffres sur la vente de fournitures scolaires”, indique Mountassir Fassi Fihri, directeur commercial (département papeterie, fournitures de bureau et scolaires) à la Librairie des Ecoles à Casablanca. Et d'ajouter que ce phénomène est lié à la multiplication des écoles privées qui tirent le marché des fournitures de qualité vers le haut. A noter que cette année encore, le cours de la pâte à papier s'est accru d'environ 5%, ce qui s'est répercuté sur les prix de vente, indique Mountassir Fassi Fihri. Rappelons que la fixation des prix est libre depuis la promulgation en 2002 de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence. “Mais, concurrence oblige, nous essayons de garder des marges très justes”, affirme-t-il.“En termes de volume, nous ne représentons pas grand-chose. Quelques centaines de milliers de personnes seulement peuvent se permettre d'acheter des produits de qualité. . Petites margesLe reste des Marocains se rabat sur les articles asiatiques bon marché. Ces derniers ont de l'avenir”, souligne le directeur commercial de la Librairie des Ecoles. Ce n'est pas l'avis d'un commerçant de Derb Omar, qui importe de plusieurs pays asiatiques des fournitures scolaires qu'il distribue en gros et semi-gros dans les principales villes du pays. Ses clients sont les libraires, les épiciers et les marchands ambulants. D'après lui, le marché est saturé. “Le stock actuel de fournitures scolaires importées d'Asie est largement suffisant pour couvrir les besoins de tous les élèves et étudiants marocains pendant une durée de trois ans”, soutient-il. Et d'ajouter que la concurrence est tellement féroce que les marges sont réduites au minimum et les prix de vente pour certaines fournitures vraiment dérisoires. Les crayons de papier sont vendus entre 30 et 40 centimes, un bâton de colle à 1 DH, les gommes entre 0,15 et 1 DH l'unité. Ce commerçant, qui a requis l'anonymat, n'achète presque pas de fournitures auprès des fabricants locaux. “A qualité supérieure, les produits asiatiques sont moins chers que les produits marocains”. Par exemple, un double décimètre marocain coûte 35 centimes, son concurrent asiatique de meilleure qualité ne vaut que 30 centimes, droits de douane compris. . Droits de douaneCela n'empêche pas ce commerçant qui se convertit à chaque occasion (Aïd, Achoura…) de se plaindre du niveau des droits de douane.Comme d'autres professionnels, il déplore la faillite de plusieurs industriels du cahier scolaire, dont l'activité était florissante il y a quelques années, au point d'exporter vers plusieurs pays d'Afrique et du Moyen-Orient (www.leconomiste.com). Aujourd'hui, ce secteur agonise. Rappelons-nous la fermeture de Somapa en 2000 et celle toute récente de Socatrap. “Avec Aiglemer qui est en pleine difficulté actuellement, il ne reste que Conapa, Mapaf et quelques tous petits fabricants, dont l'offre est beaucoup trop faible pour couvrir les besoins du marché local, ce qui ouvre la voie à l'importation”, indique Fassi Fihri. Pour la première fois, les cahiers tunisiens investissent le marché marocain. L'on trouve aussi du cahier turc, syrien, indonésien et même algérien dans la région de l'Oriental.


Le commerce moderne dérange

La rentrée scolaire est une aubaine pour les grandes surfaces, qui se préparent longtemps à l'avance. Marjane par exemple offre une grande variété de produits et une large palette de prix. La plupart des articles sont importés de France, Espagne, Italie, Allemagne mais aussi de l'Inde et de Chine. Rien que pour les stylos à encre par exemple, 40 modèles de différentes marques sont proposés à des prix variant entre 10 et 50 DH. Pour certains produits, la même marque offre une gamme profonde à des prix variables aussi. Dans le rayon feutres et crayons de couleur, Faber Castel (Indonésie) et Carioca Joy (Italie) par exemple sont vendus entre 12 et 82 DH. Les colles, Scotch, effaceurs, correcteurs de stylo, viennent de France et d'Allemagne. Les cahiers sont disposés sur tout un rayon et il y a vraiment l'embarras du choix en matière de marques, couleurs, formats…Côté cartables, le sac à dos est toujours la vedette. Les prix oscillent entre 60 et 460 DH. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses aussi. A Derb Omar, des cartables sont accessibles à 20 DH. En tout cas, les grandes surfaces dérangent les vendeurs traditionnels d'année en année. D'autant plus qu'elles ont les moyens de mener des campagnes de communication à destination du grand public (affiches, annonces presse et dépliants). Pour ne pas mourir, certains libraires jouent la carte de la relation clientèle qu'ils tentent de personnaliser du mieux qu'ils le peuvent. D'autres, conscients de la puissance de la distribution moderne, choisissent d'être son allié plutôt que son concurrent en en devenant fournisseurs. “Heureusement que les grandes surfaces n'ont pas l'autorisation de vendre les livres scolaires, sinon ce serait la fin de notre profession”, indique Majida Lahlou Belcadi, directeur commercial à la librairie Livre Service. Nadia BELKHAYAT

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