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Politique

Rentrée parlementaire: Le cadrage royal

Par L'Economiste | Edition N°:2383 Le 16/10/2006 | Partager

. Partis et gouvernement sommés de moraliser la vie politique. Les électeurs appelés à accomplir leur devoir citoyenRéformer, mobiliser, crédibiliser la vie politique et les institutions. Le discours royal, très attendu en cette période de rentrée parlementaire, a recentré les priorités. Un recadrage utile au moment où le Maroc se prépare à entamer une année électorale dont les perspectives restent tant espérées qu’incertaines. Un recadrage nécessaire au moment où l’institution parlementaire vit dans la tourmente d’une consultation électorale entachée de fraude et d’achat de voix. Un recadrage, enfin, essentiel qui invite l’ensemble des acteurs à un «examen de conscience». Le Souverain rappelle l’échéance décisive des prochaines législatives: «Nous entamons donc la dernière année de la législature à la Chambre des représentants, en prélude à une nouvelle législature, marquée celle-là par le renouvellement des institutions». Plus aucun doute possible. L’adoption par le dernier Conseil des ministres du volet restant du projet de Code électoral marque à cet égard le compte à rebours. Les acteurs sont appelés au travail pour faire de ce rendez-vous un moment de transparence et d’instauration d’une nouvelle culture politique où chacun est conscient de ses responsabilités en même temps qu’il est comptable de ses actes. Des «messages clairs» sont adressés dans ce sens, aux partis politiques, aux pouvoirs publics, mais également à l’électorat. «Aux citoyens, je dis: la citoyenneté responsable exige une participation positive à tous les volets de la vie nationale». Exit l’attentisme. L’interpellation est encore plus directe: «En fait, ce que l’on attend de vous, c’est une implication forte et constante dans l’action politique engagée». Plus explicite encore, S.M. le Roi souligne que la politique ne peut être conçue comme «une profession partisane réservée à l’usage exclusif de la classe politique».Une classe politique également rappelée à son devoir. «Nous appelons les formations politiques, à l’heure où elles se lancent dans la course aux prochaines élections législatives, à faire preuve de respect à l’égard des électeurs et à leur tenir le langage de la clarté et de la vérité». Les partis politiques sont également invités à présenter des candidats crédibles et compétents aux prochaines ainsi que des programmes réalistes et surtout concrets. Cela revient à l’exigence de fournir une indication précise des actions à engager et des moyens de les mener à terme avec un échéancier clair des réalisations. Les partis politiques sont ainsi directement sollicités pour proposer «de nouvelles idées et des mécanismes à l’application avérée». Une dernière interpellation prend un sens particulier dans le contexte actuel. Elle indique à l’ensemble des acteurs qu’il faut aujourd’hui hisser le processus électoral «loin des surenchères oiseuses et stériles et à le prémunir contre tout emploi illégal de l’argent et du pouvoir». La fermeté, avec laquelle semble être géré le dossier du dernier épisode des fraudes électorales indique l’intransigeance manifestée à ce sujet. Pas moins de 67 personnes ont été déférées, aux dernières nouvelles, devant la justice pour «corruption, obtention et tentatives d’obtention des voix d’un ou de plusieurs électeurs» pour le renouvellement du tiers de la Chambre des conseillers le 8 septembre dernier. Douze conseillers impliqués ainsi que des députés ont été interdits d’assister à la séance inaugurale de la session parlementaire et se tiennent à la disposition de la justice jusqu’à ce qu’elle tranche cette affaire. Moralisation du processus électoral dans le but de crédibiliser les institutions, le Parlement en particulier, censé être «le cœur battant de la démocratie». L’orientation royale est on ne peut plus claire. Le gouvernement est ainsi appelé à «sévir» contre «toutes les irrégularités» pouvant entacher les prochaines consultations. Les acteurs sont ainsi prévenus. Mais le gouvernement est également interpellé sur son rôle de «fournir toutes les garanties pour des élections libres, transparentes et «régulières», ainsi que «les conditions d’une compétition loyale». Il est, enfin, rappelé à l’obligation de s’astreindre à une «neutralité positive au cours des différentes étapes du processus». Il s’agit, de fait, d’inscrire le jeu démocratique dans la normalité. Un choix qui s’impose à tous aujourd’hui. Car il est l’expression d’une volonté populaire, de même qu’il traduit la «doctrine du pouvoir». C’est le message central de ce discours d’inauguration de la session parlementaire. Le Souverain l’a souligné avec force. Le moteur de la démocratie et du développement doit continuer de tourner. C’est le pari royal. Le train n’attendra pas. Il ne passera pas non plus deux fois.


Démocratie et développement: Les chantiers du règne

L'option démocratique est «irréversible». Les réformes ne manquent pas pour souligner ce choix. Elles sont énumérées par le Souverain: le Code de la famille, le processus de réconciliation et d’équité, la réhabilitation de l’amazigh et l’élargissement de l’espace des libertés publiques. Le lancement de l’Initiative nationale de développement humain (INDH) est également cité comme un moyen de promotion des droits économiques, sociaux et culturels. De même qu’ils sont présentés comme étant l’expression de la volonté collective des Marocains, ces chantiers structurants sont ouverts à l’initiative individuelle et collective. Les citoyens ont de fait «toute latitude pour s’impliquer dans les causes majeures de la nation et s’investir dans les grands projets et réformes structurants du pays». Le Souverain souligne, par ailleurs, la détermination de l’Etat à poursuivre l’action. L’objectif étant de «répondre à toutes les exigences d’innovation, de développement et de mise à niveau de notre système institutionnel». La voie des réformes est ainsi tracée, mais il est rappelé que « la démocratie authentique n’est pas une recette toute faite, mais plutôt une construction graduelle, par étapes…»


L’autonomie, un projet qui appelle l’adhésion locale

Le projet d’autonomie pour les provinces du Sud, censé apporter une solution politique consensuelle et définitive au conflit du Sahara, s’inscrit dans la droite ligne des options démocratiques du pays. Il s’appuie sur ces mêmes fondements pour mettre à la disposition des populations locales le moyen de s’impliquer dans la gestion de leurs propres affaires. Le cadre global étant bien entendu la souveraineté du Royaume, son unité nationale et son intégrité territoriale. La dynamique est déjà lancée à travers les institutions élues et le Conseil consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas), mis en place par le Souverain. C’est ce que traduit la composition de ce conseil ainsi que les prérogatives qui lui sont assignées, notamment la préparation des grandes lignes du projet. La démarche vise à «assurer la plus large participation et susciter la plus forte adhésion locale» au projet d’autonomie.Khadija RIDOUANE

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