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Economie

Rentrée optimiste de la CGEM

Par L'Economiste | Edition N°:612 Le 08/10/1999 | Partager

· Pas d'attentisme: Les entreprises en place investissent
· L'investissement de développement est tributaire des réformes du foncier, de la Justice, du droit du travail... promises depuis des années et jamais réalisées



Le temps politique doit se rapprocher du temps économique, et nous devons aller vers le traitement en temps réel, espère M Chami, vice-président de la CGEM. Il ajoute: "Jusque-là, les gouvernements promettent de bonnes réformes et ne les ont pas ou lentement réalisées; le monde politique n'a pas la même appréciation du temps que le monde des affaires".
Or, ces prochains mois, l'histoire s'accélère pour l'entreprise, et l'organisation patronale montre qu'elle est là. Au passage, le staff de la CGEM affirme son optimisme, dans un climat attentiste, tout en promettant plus, si le gouvernement se pressait pour les réformes en chantier.
Le président de la Confédération, M. Abderrahim Lahjouji, indique que l'ouverture à L'Europe "souhaitée et acceptée par le patronat" entre en vigueur, et qu'il faut l'accompagner. La CGEM sera à la réunion de Bruxelles du 21 octobre. Auparavant, des actions de "sensibilisation" commenceront par les assises de la PME, demain, puis de la fiscalité, la semaine prochaine. Il y aura ensuite celles du tourisme, le secteur le plus porteur d'emplois, et des portes ouvertes pour accueillir les entreprises qui ne sont pas membres. L'élargissement de la base et la régionalisation sont des priorités.
Les relations internationales seront une autre priorité. Il ne s'agit plus de réunions mondaines avec les opérateurs internationaux, mais d'actions pour peser sur le flux des affaires dans le contexte libéral. Ainsi, la réunion de la commission mixte, avec le COE espagnol, devrait contribuer à définir les relations avec le voisin ibérique. Elles sont tendues en raison du non-renouvellement de l'accord de pêche, mais porteuses après l'arrivée de Telefonica dans la 2ème licence GSM.

Discuter n'est pas résoudre


Une délégation de Grande-Bretagne sera également reçue pour tenter d'améliorer les relations commerciales, trop faibles avec ce pays en pleine croissance. Enfin, la CGEM enverra une délégation à l'Exposition Universelle de Hanovre pour la promotion de notre économie.
Reste la grande question des "réformes", c'est-à-dire les codes du travail, du foncier, de la douane... pour lesquels le patronat sera vigilant. D'abord sur le temps, car il estime que discuter des problèmes n'est pas les résoudre. Si des ministres s'étonnent que le patronat rabâche depuis dix ans les mêmes rengaines sur les freins aux affaires, "c'est que les blocages administratifs ou politiques sont les mêmes depuis des années et que l'on n'a pas avancé du tout sur des dossiers fondamentaux". Hassan Alami, l'expert-comptable et fiscaliste du staff, cite le foncier comme le handicap majeur du pays qui plombe depuis des décennies l'évolution de l'agriculture, du tourisme, du BTP... alors que la plupart des pays concurrents ont résolu ce problème. Une étude a abouti à la conclusion que le Maroc, comparé à la Tunisie, la Jordanie, la Turquie, n'avait plus d'avantages comparatifs sur aucun "poste d'attraction" pour l'investissement.
Est-ce là l'explication de la faiblesse des investissements et de l'attentisme? Les représentants du patronat nuancent. Les entreprises en place investissent et beaucoup, car leur survie en dépend. En témoignent les passages des équipements au port et les multiples projets annoncés par les groupes tracteurs. Il y a aussi l'investissement étranger "facile" dans les concessions protégées. Mais la défaillance est dans les affaires nouvelles, les secteurs concurrentiels et exportateurs; il ne s'en crée pas suffisamment, compte tenu des besoins de croissance et d'emploi du Maroc.
Et c'est pour cela que le patronat réclame des réformes, et rapides.

Khalid BELYAZID

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