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Rencontre L'Economiste-CGEM

Par L'Economiste | Edition N°:1540 Le 16/06/2003 | Partager

. Sur proposition du patronat, les deux parties conviennent du principe de rencontres régulières autour d'un thème précis. Mise à niveau: Petite révolution en vue dans les marchés publics. Impôts: Réaménagement des tranches de salaires imposables à l'IGR; le «taux d'enfer« de l'IGR passerait à 41,5% en 2004L'image du chef d'entreprise est encore négative dans l'opinion. C'est un fait. Le cliché du patron «profiteur«, au volant d'une grosse voiture de luxe un cigare à la main, n'a pas complètement disparu, reconnaît le staff de la CGEM. Le plus étonnant est qu'une partie de la technocratie dans la haute fonction publique est aussi imprégnée de cette image, commente Bouchaïb Benhamida, vice-président de la Confédération patronale et président de la Fédération nationale des BTP. Le patronat s'en aperçoit d'ailleurs dans les discussions sur certains dossiers ou des aspects particuliers relatifs à la mise à niveau avec les administrations. Il lui faut souvent plus de temps pour faire comprendre à leurs interlocuteurs que la compétitivité de l'entreprise n'est pas un cadeau concédé aux chefs d'entreprise.L'image du «patron profiteur« était peut-être justifiée dans les années 70 à l'époque où le Maroc était encore sous l'emprise d'une économie de rente et de protections douanières, constate Hassan Chami, président de la Confédération patronale, candidat à sa propre succession aux élections du 20 juin prochain. Elle l'a été même jusqu'à la fin des années 90, complète en plaisantant son vice-président, Ahmed Benkirane.«Notre objectif est de changer la perception du chef d'entreprise auprès de l'opinion«, lance Kamil Benjelloun, vice-président de la CGEM au Pr Abdelmounaïm Dilami, PDG d'Eco-Médias, société éditrice de L'Economiste. Pourquoi ne pas présenter des exemples de réussite qui pourront servir de repère à la jeunesse poursuit-il. C'est l'un des challenges qu'il faut réussir, montrer au citoyen qu'un chef d'entreprise est un créateur de richesses; et nous comptons sur vous pour nous y aider, insiste Benjelloun lors du petit déjeuner organisé par la CGEM réunissant son président et une partie du staff de la Confédération et L'Economiste vendredi 13 juin dans les salons du Royal Mansour à Casablanca. Faisant allusion aux attentats du 16 mai dernier à Casablanca, Hassan Chami convient que désormais l'entreprise doit aller plus que jamais au-delà du simple rôle de producteur de richesses pour s'intéresser aux questions sociétales. C'est à ce prix qu'elle pourra aussi contribuer à l'amélioration de son image.Abdelmounaïm Dilami, le président du groupe Eco-Médias, entouré d'une demi-douzaine de collaborateurs, a accueilli favorablement l'offre de partenariat de la CGEM, qui positionne L'Economiste comme une plate-forme incontournable d'informations intéressant les milieux d'affaires. Dans son action de valorisation de l'entreprise moderne auprès de ses partenaires, le patronat voudrait s'appuyer sur «L'Economiste« comme relais pour «alimenter les débats et faire connaître les chantiers de réforme«. La Confédération patronale tire ainsi la leçon des conclusions de l'audit stratégique qui avait souligné les carences de la communication de l'institution. Certains sujets auxquels était parfois associée la CGEM étaient méconnus de nos propres adhérents, reconnaît Hassan Chami. Les modalités pratiques du partenariat avec L'Economiste ne sont pas encore formalisées. La rencontre de vendredi dernier ayant été une sorte de prise de contact, le staff de la CGEM a souhaité renvoyer cette question après les échéances électorales. Dans le principe, cela se traduira par des rencontres périodiques avec le patronat -les deux parties conviendront dans les prochains jours de leur fréquence- autour d'un thème ou d'une problématique spécifique: le droit de grève, les négociations sociales, la justice commerciale, le projet de loi de Finances, la diplomatie économique, le secteur informel, les mesures de la mise à niveau de l'entreprise, etc. Derrière, «l'idée est d'informer et de faire le point sur des réformes ou des mesures touchant directement l'entreprise«. Pour autant, il n'est pas question de se transformer en porte-parole ou en caisse de résonance du patronat, le journal gardera son indépendance et sa liberté de ton, précise le président d'Eco-Médias. Pour en revenir à la mise à niveau, il semble que la présence de El Mossadeq à ce ministère-clé du gouvernement facilite le passage d'un certain nombre de mesures, hier encore difficiles à faire accepter par les pouvoirs publics. La Commission de mise à niveau dont la CGEM assure la présidence a réalisé des avancées considérables sur plusieurs points. Dans les marchés publics, un des trois axes de travail de la Commission de mise à niveau, le fait que l'Etat accepte le principe du paiement des intérêts de retard est en soi une petite révolution. C'est un important verrou qui vient de sauter, commente le président de la Fédération des BTP, Bouchaïb Benhamida, qui se réjouit de cette «responsabilisation du donneur d'ordres«. Le texte réglementant les délais de paiement de l'Etat sortira le 1er janvier 2004. L'Etat devra payer à 120 jours pour les marchés dépassant 2 millions de dirhams. A partir de 2005, 105 jours pour les marchés de plus d'un million de dirhams. Les transactions ayant fait l'objet de bons de commande passeront à 90 jours dès le 1er janvier 2006. Au-delà de ces délais, des intérêts moratoires seront appliqués systématiquement.Autre gros chantier: le dossier de la transparence des marchés publics. La refonte de la réglementation relative à la passation des marchés publics est aujourd'hui finalisée. La CGEM a obtenu que soit introduit dans les appels d'offres le principe de la «préférence nationale« dans la limite de 15% de la valeur ajoutée du chantier et plus de flexibilité pour la révision des prix. Seraient aussi admises à concourir aux appels d'offres, des entreprises placées en redressement judiciaire. Le patronat a par ailleurs fait passer aussi (difficilement semble-t-il) une disposition anticorruption dans les marchés publics. Il s'agit d'une attestation sur l'honneur des entreprises soumissionnaires les engageant à ne pas soudoyer ou corrompre les personnes ayant une influence quelconque sur la désignation de l'adjudicataire.Sur le plan fiscal, la réforme de l'IGR est d'ores et déjà acquise. En plus du réaménagement des tranches de salaires soumis à l'IGR, le taux appliqué à la tranche supérieure passera à 41,5% contre 44% actuellement. Cette mesure est annoncée pour la loi de Finances 2004. Selon l'échéancier prévu, les études techniques seront achevées à la fin de ce mois.Enfin, la possibilité d'affecter les provisions pour investissement plafonnées à 20% du chiffre d'affaires à la restructuration de l'entreprise serait ouverte dès la prochaine loi de Finances.


AT: La période transitoire n'est pas réglée

L'amendement à la loi généralisant la couverture AT a été adopté jeudi dernier en commission à la deuxième Chambre du Parlement.Le texte décrié par les opérateurs économiques est entré en vigueur le 19 novembre 2002 avec comme implication une augmentation moyenne de 132% de la prime. Face au tollé des chefs d'entreprise, le gouvernement s'était engagé à amender la loi «pour tenir compte de contraintes de compétitivité« et la rendre plus compatible avec la réalité économique. Il reste à régler le problème soulevé par la période comprise entre le 19 novembre 2002 (date du début d'application de la loi) et la date à laquelle sera publiée la «nouvelle« mouture de cette législation. Les compagnies d'assurance s'en tiennent à l'application intégrale du dispositif de la loi, c'est-à-dire des polices AT grevées de la majoration de 132%. De leur côté, les associations patronales et à leur tête la CGEM, ont suggéré à leurs adhérents de s'abstenir de toute souscription aux contrats AT en attendant la sortie de la loi version amendée. Mais entre-temps, des sinistres sont intervenus. A quel barème seront-ils indemnisés? Casse-tête en perspective.A.S.Lire aussi

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