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Economie

Remous autour du deal entre les céphalopodiers et les clients japonais

Par L'Economiste | Edition N°:669 Le 28/12/1999 | Partager

· Des céphalopodiers avancent que l'accord avec le client Maruha était conçu par une poignée de leurs collègues bénéficiant d'une commission sur «les prix fermés à ce niveau».

«Tel que le marché des céphalopodes est articulé, le dernier accord avec les acheteurs japonais pourrait alléger un tout petit peu notre trésorerie». Tel a été l'objectif de beaucoup de céphalopodiers en souscrivant au deal conclu entre l'ACM et le client japonais Maruha Taïyo avec l'intérmediaire Banchio.
Signé le jeudi 16 décembre, cet accord visait à détourner 30% de la production marocaine vers les magasins de stockage à Rotterdam. «En contrepartie, une avance de 1.500 Dollars par tonne peut être accordée», précisait le communiqué de l'ACM. Le reste, soit 70%, est vendu selon des prix jugés «dérisoires» par quelques céphalopodiers (voir encadré).
Mais il fallait compter avec la division des céphalopodiers pour savoir que cet arrangement risque de ne pas aboutir. Pour l'heure, les clignotants basculent plutôt de ce côté.
En effet, il a fallu que cet accord soit entériné pour que les dissonances surgissent. Tout en souscrivant à ce fameux accord, des fournisseurs marocains estiment que les prix étaient imposés par une poignée de leurs collègues avec en prime une commission à toucher pour avoir «fermé les prix à ce niveau». Mais ce qui est plus menaçant pour la grande partie des céphalopodiers, c'est le risque que le client Maruha leur a fait courir. Car, contrairement à l'opération de 1993 où toute la production était achetée et stockée avant d'être acheminée vers le Japon, l'argent du stock de 15.000 tonnes ne sera encaissé par les céphalopodiers qu'à hauteur de 80%. Le reste, soit 20%, ira à l'intermédiaire Banchio qui aura assuré les frais de stockage. «Le principal risque est que les prix dégringolent après le repos biologique, contrairement aux projections de quelques acheteurs», assure un professionnel.
Quant aux clients japonais, en dehors de Maruha Taïyo, l'arrangement qui vient d'être conclu est perçu comme une tentative de ne «traiter» qu'avec cet imposant distributeur. Mécontents, ils boudent actuellement les céphalopodiers qui changent de client en fonction des saisons. Les professionnels de la pêche hauturière considèrent que des clients comme Kanumatsu sont en colère, car les chalutiers congélateurs ont, par leur levée de bouclier, semé la zizanie entre eux et les industriels de Dakhla.


Les prix du Tako


En fonction de la taille du poulpe (le Tako), les prix proposés dans l'accord du 16 décembre par le client Maruha sont les suivants: (Tako 2- 4.200$, T3-4.000$, T4-3.200$, T5-3.100$, T6-2.650$, T7-2.500$, T8-2.200$, T9-1800$). Il faut dire que les prix «arrêtés» initialement entre la société OMP et les acheteurs Mitsubischi et Hanüa étaient plus élevés: (T2-4.600$, T3-4.000$, T4-3.000$, T5-2.900$, T6-2.500$, T7-2.400$, T8-2.000$, T9-1.500$).
Par ailleurs, les prix arrêtés entre la société Kanumatsu et le Comptoir Commercial et Industriel Derhem ont été revus à la hausse. Un récent arrangement du 22 décembre entre les deux parties a situé les prix comme suit: (T2-4.500$, T3-4.000$, T4-3.200$, T5-3.100$, T6-2.650$, T7-2.500$, T8-2.200$, T9-1.800$).

Hassan BOUCHACHIA

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