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    Régie des Tabacs: légère baisse de la consommation

    Par L'Economiste | Edition N°:21 Le 19/03/1992 | Partager

    Selon le rapport annuel de la Régie des Tabacs, l'année 1990 a été marquée par deux phénomènes: campagnes anti-tabacs et déplacement de la consommation du tabac blond au détriment du brun. Résultat: recul des tonnages vendus compensé par une hausse du chiffre d'affaires. La Régie reste toujours très en retard pour publier son rapport.

    En 1990, la Régie des Tabacs a réalisé un chiffre d'affaires de 4.542 millions de Dirhams contre 4.066 millions en 1989. Soit une progression de l'ordre de 11%.
    Ce chiffre a été réalisé pour 99,1% par les tabacs et 0,9% par les produits annexes (allumettes, briquets et papiers à cigarettes).
    En volume, les ventes ont légèrement diminué. Elles ont atteint 14.489 tonnes contre 15.042 tonnes en 1989. Soit une régression de 3,8% une partie de la consommation s'est déplacée vers les cigarettes blondes au détriment des brunes.
    En effet, la part du marché des cigarettes brunes ne représente plus que 61,5% du tonnage vendu au lieu de 66,7% en 1989.
    Ainsi, les ventes de cigarettes brunes sans filtre ont baissé de 10%. Elles sont passées de 7,7 milliards de cigarettes en 1989 à 7 milliards de cigarettes en 1990.
    Quant aux ventes des cigarettes brunes avec filtre, elles ont atteint 1,9 milliard de cigarettes en 1990 contre 2,2 milliards en 1989.
    Les ventes de cigarettes brunes importées sont passées de 22,8 millions de cigarettes en 1959 à 22,6 millions en 1990. Cette quasi-stabilité a également caractérisé leur part dans le marché global des brunes, soit 0,2%.

    Augmentation

    Pour les cigarettes blondes, les ventes se sont élevées à 5,3 milliards de cigarettes en 1990 contre 4,9 milliards en 1989. Soit une augmentation de 8,2%.
    La part des cigarettes marocaines dans le marché des blondes est de 68%. Leur part dans le marché global est de 24,9%. Les blondes importées détiennent 32% de ce marché.
    Les ventes marocaines des produits divers ont accusé une baisse de 4,8%. De 269 tonnes en 1989, elles sont passées à 256 tonnes en 1990.
    Côté production, la progression globale a été de 3,2% par rapport à 1989. Elle est passée de 12.644 tonnes en 1989 à 13.025 tonnes en 1990.
    Là aussi, la production des cigarettes blondes a augmenté plus que celle des brunes.
    En effet, la production de cigarettes brunes sans filtre s'est élevée à 345,3 millions de paquets contre 355,1 en 1989. Sa part dans la production globale est passée de 56% en 1989 à 53% en 1990.
    Quant à la production des cigarettes brunes avec filtre, elle est passée de 101,3 millions de paquets en 1989 à 94,5 millions en 1990. Soit une régression de l'ordre de 6,7%. Sa part du marché a également baissé: 16% contre 14,5%.
    La production des cigarettes blondes est passée de 159 millions de paquets en 1989 à 199,9 millions de paquets en 1990. Soit une progression de l'ordre de 25,7%.
    Quant aux produits divers, leur production a régressé de 30,1%. Ainsi de 16,6 millions d'unités (paquets-pochettes-sachets ou cigares) en 1989, elle est passée à 11,6 millions.

    Encouragement de la tabaculture

    Pour les besoins de la production de la Régie des Tabacs, la tabaculture a été encouragée par certaines mesures dont le relèvement des prix, les actions de vulgarisation et d'encadrement, la distribution de pesticides, les octrois d'avance sur récolte et de prêts.
    L'objectif est de substituer le tabac brun marocain au tabac noir importé. Ainsi, la récolte de tabac a progressé de 9,2% par rapport à 1989. Elle atteint 7.096 tonnes contre 6.495 tonnes. La superficie cultivée s'est élevée en 1990 à 5.786 hectares contre 5.482 en 1989. Cependant, le nombre de planteurs a baissé. Il a atteint 8.865 en 1990 contre 9.058 en 1989. Ceci en raison de la rigueur renforcée au niveau du choix des tabaculteurs.
    Dans le cadre de la réorgani-sation de ses structures et de la gestion de ses ressources humaines, le Régie des Tabacs a entrepris des actions portant entre autre sur le recrutement. Ainsi, l'année 1990 a enregistré une augmentation des effectifs, de 4,8%. De 2.622 en 1989, ils sont passés à 2.747 en 1990.
    Concernant le résultat d'exploitation une augmentation a été enregistrée. Elle est de l'ordre de 32%, 331 millions de Dirhams en 1990 contre 250 millions de DH en 1989.
    Même tendance pour le bilan dont l'augmentation a été de l'ordre de 10%. Il a totalisé un montant de 1.315 millions de Dirhams. Cette augmentation trouve essentiellement son origine dans le poste immobilisations.
    Par ailleurs, l'année 1990 a été marquée par l'augmentation du capital social de la Régie des Tabacs. Il est passé de 11.400.000 Dirhams à 261.400.000 Dirhams.

    Leïla TAARJI

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