×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Eco-Consom

    Regard sur l'actualité

    Par L'Economiste | Edition N°:30 Le 21/05/1992 | Partager

    La Koutlah renaît

    Cinq partis, l'Istiqlal, l'USFP, l'UNFP, l'OADP et le PPS ont annoncé la mise en place d'une "Koutlah démocratique". Le tandem PI-USFP a été rejoint par l'OADP et le PPS et surprise, l'UNFP, dont l'USFP était né par scission. Cette Koutlah est fondée par "les" partis nationaux et démocratiques. Implicitement les autres partis sont alors dépouillés des appellations nationale et démocratique.

    Le contenu de la charte, adopté et signé n'a pas été révélé à ce jour. On s'attend à une espèce de "programme commun" comme la gauche française en avait eu pendant plus de dix ans, pour aboutir à sa victoire en 1981. On s'interroge également sur le leader de la Koutlah qui pourrait être désigné. Ce serait une indication de la prééminence d'un parti ou d'une personnalité. On se souvient que la dernière "Koutlah Al Watanya" ayant opté pour Allal El Fassi.

    Sa Majesté le Roi a reçu, lundi 18 Mai, les leaders de ces partis. Puis Sa Majesté leur a adressé une lettre où l'approbation Royale était signifiée sur 3 points: la lutte contre la fraude électorale, le financement public des partis politiques et l'accès à l'audio-visuel à tous. En revanche, l'abaissement de l'âge du vote à 18 ans et la transformation du scrutin uninominal en scrutin proportionnel sont jugés inopportuns.

    Restauration de la Koutoubia

    Pour la Koutoubia, l'heure de la restauration a sonné. Le lancement des travaux est prévu pour le 19 Juin. Contemporaine de la Tour Hassan de Rabat et de la Giralda à Séville, ce monument qui est indissolublement lié à l'image de marque de Marrakech a tellement subi l'outrage des ans que son état de santé a fini par inquiéter.

    Marrakech a été admise par l'UNESCO sur la liste du patrimoine culturel mondial. A cet effet, l'Association le Grand Atlas (AGA) a organisé une première réunion en 1991 pour examiner l'état du minaret de la Koutoubia et élaborer un programme de restauration.

    Cette action est significative du reste, de l'état d'esprit qui anime de plus en plus les associations régionales. Après Fès-Saïss et son implication dans la sauvegarde de la ville de Fès, l'action enclenchée par l'AGA en faveur de la Koutoubia dit l'importance que ce type d'associations accorde à la dimension culturelle. La Koutoubia désigne, trois édifices religieux almohades. Une première mosquée a été édifiée entre 1147 et 1157. Ses vestiges sont encore visibles dans le site. Une deuxième mosquée attenante à la première a été construite en 1148. Et enfin le minaret. Ce dernier souffre de dégradations provoquées par des facteurs naturels.

    Le projet de la restauration de la Koutoubia vise la préservation de la solidité du bâtiment, l'arrêt du processus de dégradation et la restitution au monument l'essentiel de sa parure initiale, zelliges et peintures sur enduit. Ainsi des études ont été menées pour connaître les matériaux qui seront utilisés pour la restauration. Par ailleurs, la restauration va concerner outre la mosquée et le minaret, les jardins environnants.

    Le coût total de l'opération n'est pas encore connu. Les contributions des privés ont atteint jusqu'à présent 16.850,000DH.

    Les travaux qui vont durer 2 à 3 ans seront lancés le 19 Juin 1992.

    L.Ta

    Afrique: transition vers la démocratie

    Du 25 au 28 Mai, se tiendra à Dakar "La Conférence Panafricaine sur la Démocratie et la Maîtrise de la Transition en Afrique Noire".

    Pendant quatre jours, les Dirigeants des partis au pouvoir et les Dirigeants de l'opposition de tous les pays d'Afrique Noire et d'Afrique du Sud, réunis sur invitation du Président Abdou Diouf devront définir le rôle de l'armée dans le processus de démocratisation, mettre sur pied des structures de médiations en cas de difficultés internes et créer "un Observatoire International de la Transition", chargé d'aider les pays Africains, à leur demande, à organiser des élections et à mettre sur pieds des institutions démocratiques.

    Fait hautement symbolique, la préparation et la réalisation de la Conférence, ont été confiées par A. Diouf à Maître W. Wade actuel Ministre d'Etat et qui fut son principal concurrent lors des dernières élections présidentielles.

    Le Professeur Abdelmounaïm Dilami, Directeur Général de l'Economiste, a été invite à cette Conférence en qualité de Président de "l'Association des Publicistes et Politologues Africains", organisation non gouvernementale, dont le siège est au Maroc.

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc