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    Par L'Economiste | Edition N°:17 Le 20/02/1992 | Partager

    Algérie: enjeux financiers

    LA semaine a été plus calme en Algérie alors qu'on s'attendait à des manifestations violentes pour le vendredi. Mais l'avenir du pays ne se joue pas seulement dans les rues, il est pour une grande partie dans les aides financières que pourraient mobiliser les autorités. Elles ont lancé des contacts tous azimuts, tant auprès des bailleurs publics qu'auprès des banques. Ces dernières cherchent, autour du Crédit Lyonnais, chef de file des créanciers, un ré-échelonnement, pudiquement baptisé "reprofilage" de la dette. Le service de la dette publique et privée absorbe les deux tiers des revenus du pétrole, alors que ceux-ci sont à la baisse. Le Ministre des Affaires Etrangères et plusieurs émissaires ont effectué des tournées en Europe pour mobiliser les bailleurs de fonds traditionnels. Le Parlement européen a voté la conformité de l'aide proposée par la Commission, contrairement à ce qu'il a fait pour le Maroc, mais a aussi voté une résolution demandant à la Commission de suspendre cette aide.
    Le Haut Comité d'Etat se montre prudent dans la définition de son programme économique dont les grandes lignes ont été présentées cette semaine. Il conserve en particulier une approche très critique de l'économie de marché, du moins dans le langage.

    Vagues de grèves

    Les entreprises et le secteur publics ont été touchés ou vont être touchés, en des endroits divers, par des vagues de grèves, tant à l'appel de l'UMT qu'à celui de la CDT et de l'UGTM. Les revendications officielles portent sur les niveaux de rémunération, notamment les systèmes de primes. S'y ajoutent des revendications concernant l'établissement du dialogue avec la direction des établissements ou avec "les autorités". Les secteurs concernés ont été ou seront la Santé Publique, le sucre, les mines de phosphates, la RATC, les PTT,... Jusqu'à présent, les services publics n'ont pas été fortement perturbés par ces mouvements.

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