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Economie

Réforme portuaire
Sera-t-on prêt en décembre 2006?

Par L'Economiste | Edition N°:2260 Le 21/04/2006 | Partager

. Scepticisme des agents maritimes . Comment garantir une concurrence loyale?«Maintenant que la loi sur la réforme portuaire est promulguée, il reste un grand travail à faire, celui de sa mise en oeuvre en veillant à garantir une concurrence loyale et équitable dans le secteur en concertation avec les différents opérateurs». C’est Abdelaziz Mantrach, président de l’Association professionnelle des agents maritimes, consignataires de navires et courtiers d’affrètement du Maroc (Apram) qui l’a affirmé lors d’un déjeuner-débat, mercredi dernier, à Casablanca.Et ce n’est pas le directeur général de l’Office d’exploitation des ports (Odep), Mohamed Abdeljalil, invité de la rencontre, qui le contredira. Bien au contraire, il ne fera que confirmer les propos de Mantrach en soulignant que «l’amélioration de la compétitivité des entreprises marocaines passe inéluctablement par l’amélioration de la logistique». Une condition sine qua non pour que «la libération du secteur portuaire entre dans la logique du rapprochement du Maroc de ses marchés, particulièrement européens». Avec l’avènement du port Tanger-Med et la réforme portuaire, le Royaume sera en phase avec l’évolution du commerce international, affirme le DG. Cependant, ajoute-t-il, la réforme ne va pas intéresser le seul port de Casablanca et laisser pour compte tous les autres, c’est-à-dire à un niveau de compétitivité faible. «Nous allons relever ce niveau à celui des standards internationaux», indique Abdeljalil. Mais cela ne sera possible que quand il sera mis fin aux deux principaux problèmes qui se posent aux ports marocains: celui de la manutention et celui de l’inefficience des prestations de services, dit-il. Toutefois, la mise en application de la loi sur la réforme, publiée au B.O en décembre dernier, prévue pour décembre 2006, laisse sceptiques plus d’un agent maritime. «Même s’il est jugé équilibré, le texte ne définit pas clairement les charges et compétences des uns et des autres», estime-t-on dans la profession. D’ailleurs, Mohamed Abdeljalil reconnaît lui-même «qu’il y a des chevauchements des responsabilités». Aussi, les sceptiques estiment qu’il «faut encore au moins deux années avant que la machine ne soit mise sur les rails et, après, tout autant pour qu’elle soit rodée et huilée». Du côté des professionnels du secteur, on se demande donc si l’on sera définitivement prêt à cette date. Tout comme on s’interroge si les autorités vont mettre tout en œuvre pour garantir une concurrence équitable et loyale entre les deux opérateurs avec des prestations clairement définies. Les deux opérateurs ne sont autres que les deux entités nées de la scission de l’Odep. Il s’agit de l’Agence nationale des ports (ANP) et de la Société d’exploitation des ports (Sodep). Jamal Eddine HERRADI

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