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Réforme constitutionnelle
Jeunes du 20 février: Un programme chargé!

Par L'Economiste | Edition N°:3503 Le 07/04/2011 | Partager
8 avril: sit in devant le Parlement
10 avril: une marche pour «ne plus marcher»

L’association [email protected]és sortira marcher le 10 avril, sous le thème «Une marche pour ne plus marcher, oeuvrons!»

Après les marches du 20 février et du 20 mars, l’effervescence autour du mouvement des jeunes du 20 février semble s’être quelque peu tassée. «Bien au contraire», s’exclame Kamélia Rawayan, membre du mouvement. «Le mois d’avril sera le mois de la continuité des revendications du mouvement», renchérit Oussama Lakhlifi, également membre. Kamélia poursuit, «le mouvement est dans la réalisation d’actions ciblées». Ainsi, un programme précis a été mis en place.
Le premier rendez-vous est fixé pour le 8 avril: «Le mouvement des jeunes du 20 février en coordination avec les diplômés chômeurs organise un sit-in devant le Parlement». Objectif? «Faire réagir cette instance sur les problèmes liés à l’accès à l’emploi ainsi que sur les conditions de travail de nombreux employés».
4 jours après, c’est Redal (fournisseur d’eau et d’électricité de la ville de Rabat) qui serait visée. «Les hausses des prix des factures d’eau et d’électricité sont inacceptables», soutiennent les jeunes du 20 février. La manifestation sous forme de sit-in serait alors selon eux «la meilleure des manières pour réclamer la révision des prix et l’amélioration des prestations fournies».
Le 20 avril se tiendra une conférence sous le thème «détentions politiques». Les membres du mouvement s’accordent à dire qu’il s’agira, ce mercredi-là, de présenter la liste de tous les détenus politiques à remettre en liberté.
Enfin, le mois d’avril sera clôturé par une marche nationale le 24. Un appel à manifester est d’ores et déjà diffusé à travers les réseaux sociaux Facebook et Twitter.
A noter que, toujours selon le mouvement, «la commission de révision constitutionnelle souhaitait les impliquer dans les réformes, ce qu’ils ont refusé». En parallèle, «une centaine d’associations et de partis politiques marocains», ont, selon les jeunes du mouvement du 20 février, créé un «Conseil national d’appui au mouvement du 20 février» (Cnam20). Initié par un des vice-présidents de l’Amdh et opérationnel depuis quelques semaines, ce conseil aide à la coordination des conseils locaux d’appui au mouvement. Ces derniers sont en relation directe avec l’ensemble des bureaux du mouvement des jeunes. Youssef Raissouni, un de ses membres, affirme que «le conseil compte non seulement l’Amdh mais aussi l’Indh, le Psu, l’Usfp et Al Adl Oua Al Ihssan».
D’autre part, après une forte mobilisation sur la toile, le mouvement «anti-marche», prévoit également de sortir sur le terrain. «Marcher pour ne plus marcher, oeuvrons!», le slogan de l’association «[email protected]és» en dit long sur les intentions de ce mouvement. Créée suite au 20 mars, cette association dénonce «la multiplication des marches et manifestations», souligne Ahmed Ghayat, un de ses membres.
Comptant une vingtaine de membres fondateurs, elle s’est alliée à deux autres organisations (Cosmopolites et Marocains Pluriels) pour faire sa première sortie, dimanche 10 avril à 10h, place de la Victoire à Casablanca, à l’occasion de la marche initiée par des jeunes soutenant le discours royal du 9 mars. Ghayat souligne que «l’association estime qu’il est temps d’agir pour construire». Elle ambitionne, ainsi, d’être un laboratoire d’idées, un mouvement d’opinion, de formation et d’information visant à œuvrer pour, par et avec la jeunesse du pays avec des propositions concrètes à mettre en œuvre. Et promet «une marche pleine de surprises avec la mise en scène de leurs principes».

Zineb SATORI

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