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Affaires

Réforme boursière, 10 ans après
Crise de confiance et manque de liquidités

Par L'Economiste | Edition N°:1609 Le 25/09/2003 | Partager

. La place a toujours du mal à séduire. La priorité aujourd'hui est de stimuler la demande. En instaurant des mesures à même de canaliser l'épargne Reprise ou pas, les avis divergent encore une fois sur le sort de la Bourse. C'est dans ce contexte que le deuxième Salon de la Bourse de Casablanca va ouvrir ses portes ce jeudi 25 septembre. Ainsi, après l'euphorie estivale, les indices reprennent le chemin de la baisse. “Un recul qui serait dû aux prises de bénéfices et à l'anticipation des résultats semestriels moins bons que prévus”, soulignent des analystes. Ces derniers estiment que tous les ingrédients sont réunis pour que cette reprise soit durable. En effet, dix ans après la réforme de 1993, la Bourse de Casablanca a beaucoup gagné en maturité et en transparence. Des améliorations font même “la fierté de la profession”, notamment la mise à niveau du système de traitement des opérations (la dématérialisation des titres, la cotation électronique, les trois méthodes de cotation) et la mise en place du système de règlement-livraison. L'adoption par le Conseil de Gouvernement du 13 juin dernier de six projets de loi, relatifs à la réglementation et au renforcement du marché financier tombe aussi à pic pour renforcer la reprise enclenchée depuis quelques semaines. Ces projets de loi, bien plus qu'un outil de relance du marché, visent à réinstaurer la confiance des investisseurs, en mettant en place des garde-fous au fonctionnement de la société gestionnaire (www.leconomiste.com). Toutefois, “le retour des zinzins ne constitue pas le vrai problème de la place”, souligne Meriem Allouch Bellahbib, directeur de la recherche au niveau de Wafa Bourse. Et d'ajouter que “c'est la masse très réduite des actionnaires qui pose problème. Il faudrait instaurer de nouvelles mesures qui encourageraient la canalisation de l'épargne vers la Bourse”.D'autres expliquent la crise par le manque de papier frais. “En matière de réglementation, le marché financier marocain n'a rien à envier à d'autres. Beaucoup d'efforts ont été réalisés en 10 ans. A présent, la balle est dans le camp des entreprises privées”, a indiqué pour sa part Younès Benmekhlouf de BMCI Bourse. Et d'ajouter qu'il faut toutefois les encourager à franchir le pas, en mettant en place des incitations fiscales notamment.“Il n'en demeure pas moins que la situation se résume à une crise de confiance et un manque de liquidités”, estiment des investisseurs. Rappelons que la place avait connu ses heures de gloire au lendemain de la réforme de septembre 1993. Pendant cinq ans, la multiplication des sociétés de Bourse et la privatisation aidant, la cote a été élargie et les cours ont enregistré des pics astronomiques. L'IGB réalisait des performances de plus de 30% par an. L'euphorie était à son comble et le marché donnait l'impression d'être inébranlable. La mise en place des OPCVM avait donné le coup de fouet nécessaire. Les petits épargnants prenaient goût au jeu de la Bourse. De leur côté, emballés, investisseurs et intermédiaires ont fini par oublier que la bourse est faite de cycles et de facteurs psychologiques et que la courbe devait fléchir tôt ou tard. Le coup de grâce est venu avec la Loi de Finances 1999 qui a institué la taxation des plus-values prenant de court tous les intervenants. Les dégâts furent énormes et la fuite générale. Dès lors, gouvernement et intervenants ont essayé tant bien que mal de calmer les esprits à coup de carottes fiscales et d'annonces de réformes. Toutefois, même si à deux reprises, les sorties de l'argentier du Maroc ont eu un impact positif sur la place, l'effet fut de courte durée et la BVC s'est engouffrée dans le marasme. La logique aurait été donc de commencer et ce dès 1997 à réfléchir à la mise en place de mesures attractives pour inciter les entreprises à franchir le pas de l'introduction à la cote. “D'autant plus que la fin des privatisations, qui avaient jusque-là alimenté le marché, était prévisible”, souligne un observateur. Ce n'est qu'avec la Loi de Finances 2001 qu'ont été mises en place les premières incitations fiscales destinées à stimuler l'offre du papier. Malheureusement, ces mesures sont arrivées à contre-courant. Entre-temps, la problématique s'est inversée. Avec la baisse des cours depuis fin 98, la demande a fini par se contracter et la priorité aujourd'hui est de la stimuler.


Où est passé le PEA?

La majorité des intervenants sont unanimes sur le fait que la relance du projet de plan d'épargne action (PEA) serait salutaire pour la place.Le projet qui avait suscité l'enthousiasme général avait buté sur l'aspect fiscal. Rappelons que pour assurer la viabilité d'un tel produit, il est nécessaire de l'accompagner d'incitations fiscales au début et à la fin. Le principe est simple: vous créez un compte d'épargne, vous l'alimentez régulièrement par des versements ou des prélèvements sur salaire et vous vous retrouvez au bout de 8 ans avec une épargne défiscalisée. Accessible à toute personne physique, le plan peut être géré par des établissements de crédit, les sociétés de Bourse, la Trésorerie Générale, Bank Al-Maghrib, la CDG ou les compagnies d'assurances en vertu d'un contrat de gestion de portefeuille. Fédoua TOUNASSI

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