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Redal dépollue le littoral de Rabat

Par L'Economiste | Edition N°:1628 Le 22/10/2003 | Partager

. 23 km d'intercepteurs, 2 stations de traitement,... les travaux sont très avancés . Ils seront achevés en 2005 pour Rabat et 2007 pour SaléLa dépollution totale du littoral atlantique et du Bouregrag n'est plus qu'une question de temps. Les riverains et la population de la capitale ne se doutent de rien. Pourtant, des travaux gigantesques sont réalisés sous leurs pieds. Une visite guidée sur les chantiers de la Redal, tout au long de la corniche, a permis de constater l'état d'avancement des travaux de réalisation des intercepteurs, des stations de pompage et des émissaires. 200.000 m3/j d'eaux polluées qui sont déversées sur le littoral sur près de quarante rejets directs dans la mer et la rivière de Bouknadel à Témara seront interceptées, prétraitées et rassemblées dans deux stations de traitement avant leur évacuation par deux émissaires de plus de 2 km en mer. La dispersion et la dissolution totales des eaux usées en milieu marin est garantie par les experts de la Redal. Depuis l'entrée de VEOLEA Environnement dans son capital, la Redal est passée à la vitesse supérieure. En 2003, la nouvelle REDAL a investi prés de 700 millions de DH en eau potable, électricité et assainissement liquide, soit 80% de plus de la moyenne annuelle des montants investis durant les 4 premières années de la gestion déléguée.L'assainissement liquide se taille la part du lion avec 49% de réalisations pour 2003. Sur les 688 millions de DH d'investissements consentis, 337 ont été alloués à l'assainissement liquide. Un certain nombre d'opérations majeures ont été engagées pour poursuivre la densification de l'assainissement et l'équipement de plusieurs quartiers de la wilaya mais aussi pour la réalisation, le renouvellement et le renforcement d'infrastructures de collecte et de transfert des eaux usées. La résorption des «points noirs» en assainissement pluvial reste un point important des réalisations de 2003.. Les actions futuresCette première étape offre aujourd'hui à la nouvelle Redal une visibilité sur les actions à mener pour la mise à niveau de l'assainissement dans la région. Avec comme base de travail des schémas directeurs actualisés, Redal a désormais un planning précis et chiffré des travaux à réaliser pour atteindre les objectifs dans les délais convenus. Evaluée à 1,5 milliard de DH, la réalisation du système de dépollution du littoral atlantique et du Bouregreg reste l'un des projets majeurs de la nouvelle Redal. La poursuite de la mise en oeuvre de ce système fait partie des actions à court terme. L'achèvement des travaux est prévu en 2005 pour Rabat et en 2007 pour Salé. Cette réalisation concerne 23 km d'intercepteurs, 8 stations de pompage, 2 stations de traitement et 2 émissaires en mer. L'intercepteur littoral gauche de Rabat et Témara est déjà entamé. C'est une construction parallèle à la côte qui permet l'interception de tous les collecteurs drainant les eaux usées avant le transfert pour traitement et puis évacuation en mer par un émissaire de plus de 2 km. Cet intercepteur s'étend de la plage de Rabat jusqu'à Témara sur une longueur totale de 7,5 Km dont plus de 6 construits en galerie. Il est constitué sur pratiquement toute sa longueur d'un collecteur ovoïde de 1,80 m de hauteur. Le dispositif d'interception est complété par deux stations de relèvement par pompage au niveau des rejets Al Ghazia et Souissi. Le tronçon desservant la ville de Témara a été achevé en 2002. La totalité du système sera terminée début mars 2004. Son coût global est de 125 millions de DH dont 80 millions côté Rabat et 45 millions côté Témara.Pour le collecteur des eaux pluviales de Témara, les travaux seront achevés début 2004. Construit en galerie, le collecteur pluvial, appelé CP201, s'étend sur une longueur de 2,6 km depuis l'autoroute Rabat-Casablanca jusqu'à son exutoire en mer. Ses importantes dimensions lui autorisent un débit maximum de 20 m3/s, ce qui correspond à une pluie de période de retour décennale s'abattant sur l'ensemble du bassin versant drainé. Le projet de réalisation de ces travaux a été confié à deux entreprises marocaines, Sogetrama-ECG. Quelque 2000 ouvriers travaillent sur le chantier du littoral. Une machine autrichienne performante appelée Alpine est mise à contribution pour creuser la terre malgré la diversité des structures géologiques du terrain, tout en assurant la sécurité du personnel travaillant sur le chantier. La sécurité de l'ouvrage est assurée en dépit des problèmes géotechniques et de la proximité de la mer.


Station d'épuration des eaux usées de Skhirat

La station de traitement des eaux usées de Skhirat est opérationnelle depuis juin dernier et devrait être inaugurée juste après le Ramadan. C'est une station d'épuration par une technique dite de lagunage. Un réseau de 25 km a été construit pour permettre l'acheminement des eaux usées vers la station. Construite sur une superficie de prés de 13 hectares, la station a une capacité de traitement équivalant à un débit de 60.000 habitants, à raison de 588 m3/h. Elle offre la possibilité de réutilisation des eaux traitées pour l'irrigation et la valorisation des boues d'épuration pour l'agriculture. Le montant de l'investissement est évalué à 35 millions de DH.Noureddine FASSI

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