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Record d’investissements vers les pays en développement

Par L'Economiste | Edition N°:2287 Le 31/05/2006 | Partager

. Les PED ont levé des sommes énormes sur le marché obligataireLES investissements privés en direction des pays en développement ont atteint un montant record en 2005, 491 milliards de dollars, grâce à la vigueur des marchés obligataires locaux et à des vagues de fusions et de privatisations, indique le 30 mai un rapport de la Banque mondiale. «L’augmentation des flux de capitaux privés offre aux dirigeants nationaux et internationaux une occasion majeure de soutenir les efforts de développement», à condition que cette manne soit bien gérée et mieux répartie entre les pays, affirme ce rapport. Le regain d’intérêt des investisseurs pour les pays émergents «a coïncidé en 2005 avec une croissance économique de 6,4% dans le monde en développement», supérieure à celle des pays développés (2,8%)», note le document. Les pays en développement ont levé des sommes record sur le marché obligataire (131 milliards de dollars contre 102 milliards en 2004). Quant aux flux de titres de créances privées à destination de ces pays, ils ont plus que doublé en deux ans (192 milliards contre 85 milliards en 2003) du fait «d’une abondante liquidité mondiale, de l’amélioration régulière de la cote de crédit des pays en développement», mais aussi de «la diminution des rendements dans les pays riches», explique la Banque. La plupart des sommes ont atterri «dans un petit nombre de pays à revenus moyens. Beaucoup d’entre eux ont profité de ces rentrées croissantes d’argent pour améliorer le profil de leur dette extérieure et amasser d’importantes réserves officielles de change», poursuit-elle. Le texte rapporte ainsi un bond des investissements en obligations en Amérique du Sud, qui ont presque doublé en 2005 par rapport à 2004. Les flux de capitaux privés se sont également fortement accrus vers la Russie et la Turquie ainsi que vers l’Asie de l’Est, malgré un recul des investissements en Chine. Le club des «vedettes», comme les nomme la Banque mondiale, comprend aussi le Chili, la Hongrie, la Malaisie, le Mexique, la Pologne et la Thaïlande, pays dont les émissions de dettes ont bonne réputation auprès des investisseurs. L’accroissement des flux de capitaux «témoigne d’un regain de confiance dans l’avenir économique de plusieurs pays en développement», affirme le premier vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale, François Bourguignon, cité dans un communiqué. «Cependant, beaucoup de pays à bas revenus n’ont toujours pas ou peu accès aux capitaux privés internationaux» et continuent à dépendre largement des financements accordés par les autres Etats et les institutions internationales, tempère le rapport de la Banque mondiale. Par ailleurs, de nombreux pays en développement sont encore «vulnérables à de nouveaux chocs», liés à la surchauffe de leurs économies ou à la possibilité d’une baisse des cours du pétrole et d’autres produits de base qui constituent pour eux des sources de revenus, met en garde la Banque.Synthèse L’Economiste

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