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    Entreprise Internationale

    Recapitalisation de SGS Thomson

    Par L'Economiste | Edition N°:55 Le 26/11/1992 | Partager

    SGS Thomson, fabricant de semi-conducteurs, va être recapitalisé. Son capital, jusque là reparti entre l'IRI (45%), Thomson CSF (45%) et l'anglais Thorn Emi (10%), sera reconstitué avec une augmentation de 5 milliards de Francs.
    L'IRI, holding italien d'Etat, se déclare impuissant d'apporter de nouveaux capitaux et d'assurer le développement de SGS Thomson. Il est lui-même endetté (l'équivalant de 270 milliards de Francs pour un chiffre d'affaires équivalant à 310 milliards de Francs français). France Telecom, CEA industrie et Thomson CSF s'engagent à apporter 500 millions de Dollars.
    Le gouvernement italien envisage d'apporter le même montant pour maintenir la "partie capitalistique".
    Mais ce n'est qu'au terme d'une année de négociations que le sommet franco-italien prévalant le 10-11-1992 aboutit à un accord de recapitalisation. Celle-ci s'est élevée à 10 milliards de Francs étalés sur 5 ans.
    Il est convenu que 900 millions de Francs, prélevés sur la première tranche annuelle (1 milliard de Francs), soient accordés dès cette année.
    Dans le cadre de cette opération, CEA industrie et France Telecom verseront chacun un montant de 250 millions de Dollars.
    Thomson CSF apportera en plus des 200 millions déjà détenus, 250 millions de Dollars en capitaux frais.
    L'ENEA, équivalent du CEA Français, détiendra à lui seul les 500 millions de Dollars prévus pour tout le gouvernement italien. Ce montant sera versé en deux temps (en fin Décembre et dans deux ans et demi).
    En contrepartie de cette contribution, les différentes parties prenantes bénéficieront de l'importance technologique et industrielle requise par les composants de SGS Thomson. C'est dans ce sens que CEA industrie a consenti à s'associer avec Thomson pour dépasser ses problèmes électroniques.
    D'autres partenaires italiens auraient pu s'intégrer. Il s'agit notamment d'autres holdings d'Etat dont L'ENEL (3ème producteur mondial d'électricité) et l'ENI (Société Nationale des Hydrocarbures); d'autres Etats (américain, anglais ou japonais); où de grandes firmes émanant du secteur privé (Fiat, Olivetti).
    Cette injection de capitaux frais permettra à SGS Thomson, actuellement endetté à 900 millions de Dollars, de financer ses investissements en recherche et développement et d'assurer son avenir à court-terme. De même, cette initiative pourrait profiter à diverses sociétés car le produit composant peut faire l'objet d'utilisations multiples.
    C'est dans ce sens que le ministre de l'Industrie français, Dominique Strauss Kahn, appelle des fabricants de semi-conducteurs européens ou autres. Il se dit favorable à l'entrée de grands clients dans le capital de SGS Thomson. Il précise que "l'industrie mondiale des composants sera à l'avenir structurée en 3 ou 4 grandes familles. Il est souhaitable que SGS Thomson s'allie à un de ces grands pôles". Il envisage d'en élever la part de marché à 5% au lieu de 2,3% actuellement.

    F. K.

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