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Société

Rebondissement dans l’affaire Belmâachi

Par L'Economiste | Edition N°:2260 Le 21/04/2006 | Partager

. Un élément-clé de l’accusation se rétracte . Il affirme avoir été corrompu pour dénoncer «calomnieusement» Belmâachi Mourad Belmâachi, homme d’affaires et ex-candidat à la présidence de la CGEM qui croupit en prison depuis bientôt deux ans, serait-il victime d’un complot? Actuellement devant la Cour d’appel, son dossier risque de connaître de nouveaux rebondissements après les dernières déclarations de L. S., l’ex-employés d’un grand cabinet d’avocat casablancais. Rappelons que Mourad Belmâachi était opposé à la Banque Populaire dans un litige concernant le non-paiement d’un crédit de 5,8 millions de DH par Dentabel, la société qu’il dirige. Mais le dossier basculera d’un simple litige de droit commercial à une mystérieuse affaire de vols, de faux et usage de faux. Le dossier de crédit a été falsifié et le montant de l’emprunt passe étrangement de 5,8 millions de DH à 5 millions de centimes (50.000 DH). Interrogé, Belmâachi aurait avoué (il a porté plainte pour torture pendant la période de garde à vue. Si cela s’avère être vrai, ses aveux seront alors nuls et non avenus) qu’il a pu accéder au dossier de crédit grâce à la complicité d’un employé du cabinet d’avocat, L. S., en l’occurrence. L’affaire bascule au pénal et le cabinet devient une partie prenante au litige. En juin 2004, L. S. avoue avoir volé du cabinet d’avocat et transmis à Belmâachi, contre une somme d’argent, le dossier concernant les crédits alloués par la BP à la société Dentabel. Belmâachi et L. S. sont alors arrêtés. L’instruction démarre, en juillet 2004. Mais en mars 2006 coup de théâtre. Interrogé par deux agents de la Gendarmerie royale, envoyés par le procureur général, l’ex-employé du cabinet d’avocat affirme que tout ce qu’il a révélé en juin 2004 n’était qu’un tissu de mensonge. «Je n’ai jamais vu Mourad Belmâachi, ni traité avec lui. Je ne lui ai jamais donné de dossier et tout ce que j’ai dit devant la PJ en juin 2004 est une pure calomnie», affirme L. S. dans un PV de la Gendarmerie royale daté du 20 mars dernier et dont L’Economiste détient copie. L’ex-employé du cabinet d’avocat avoue avoir été corrompu pour calomnier Belmâachi. «Un membre du cabinet m’a promis la titularisation et un appartement si je disais que j’ai volé et vendu le dossier à Belmâachi», poursuit-il. Contactée par L’Economiste, une responsable du cabinet d’avocat, qui souhaite garder l’anonymat, affirme que les dernières révélations de L. S. ne sont pas fondées. La prochaine audience dans cette affaire est prévue pour le 16 mai prochain. Il faudra attendre cette date pour savoir quel traitement réservera le juge à ces nouvelles déclarations. Naoufal BELGHAZI

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