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Rating 2003 de S&P
Des banques marocaines recensées

Par L'Economiste | Edition N°:1712 Le 25/02/2004 | Partager

. Seules BCM, BMCE Bank, Wafabank et BCP y figurent Comme un guide qui indiquerait les bonnes tables aux gourmets les plus exigeants, le “BankRatings Guide” de Standard & Poor's, publié en février 2004, fournit à la communauté financière les informations sur le risque de solvabilité des banques notées en 2003 de par le monde. Quatre établissements de crédit marocains y figurent cette année: BCM, BMCE Bank, Wafabank et la Banque Populaire. Les deux premières ont une note de contrepartie à long terme de “Bpbi”. La Wafabank est pour sa part notée “Bpi”. Les notes sont confectionnées à partir des documents publiés par ces trois banques. La Banque Populaire (la seule structure à être notée pour ses activités à travers des audits sur place) a une note “BB” pour la contrepartie à long terme et “B” pour le court terme avec perspective stable (voir édition de L'Economiste du 18 février). Les notes octroyées par S&P aux banques marocaines appartiennent à la catégorie spéculative. Cela signifie que ces structures sont vulnérables, et évoluent dans un environnement économique défavorable qui pourrait affecter leur capacité de faire face aux engagements.L'appréciation de la santé financière de ces banques dépend des stratégies déployées, de la qualité des actifs et passifs, des perspectives de développement, de la rentabilité des activités, de la qualité des fonds propres ou encore du niveau des marges d'intérêts et de commissions. L'évaluation des performances à long terme est fonction notamment de leurs perspectives et leurs stratégies respectives. Cette démarche est aujourd'hui nécessaire pour toutes les contreparties qui entretiennent des relations d'affaires avec un établissement bancaire (banques, clients, investisseurs), et donc intéressées et constamment préoccupées de sa santé financière.La notation n'est pas encore exigée par les intervenants sur la place casablancaise, mais “tend à le devenir”, selon un gestionnaire. Quoi qu'il en soit, si ce n'est pas encore le cas, le marché souhaite l'intégrer rapidement dans ces habitudes opérationnelles.“Les grilles de notations diffusées sont de plus en plus utilisées par les intervenants ou les investisseurs pour évaluer le risque de contrepartie et de solvabilité, notamment pour les transactions de gré à gré sur le marché interbancaire ou sur celui de la dette privée (certificats de dépôt ou emprunt obligataire)”, explique un gestionnaire. Cela pour plusieurs raisons, ajoute notre interlocuteur, “qui se doutait que la BNDE allait déclarer faillite ou que le CIH risquait de déposer le bilan sans aide étatique et le soutien des banques de la place”. La notation est en fait une véritable source d'information pour les marchés, car les agences ont accès, lors de visites et d'audits sur place et d'entretiens avec les dirigeants, à des informations confidentielles sur la santé et les perspectives financières d'une structure notée. La note est en cela nécessaire pour constamment s'assurer de la santé financière à long terme des structures.


Suivi des performances

es agences de notation remplissent aujourd'hui parfaitement ce rôle. Elles attribuent une note, et la structure notée fait dès lors l'objet d'un suivi régulier. Leur appréciation de la santé financière se fonde, en plus des informations publiées par les banques et les statistiques officielles des autorités de tutelle ou encore les notes de conjoncture, sur des audits sur place. Ils peuvent ainsi tirer la sonnette d'alarme sur la détérioration des finances d'une structure pour permettre à ses partenaires et aux investisseurs de revoir leurs stratégies à temps.Bouchaïb EL YAFI

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