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    RATC: fin d'une grève, en attendant les subventions

    Par L'Economiste | Edition N°:30 Le 21/05/1992 | Partager

    Les employés de la RATC qui étaient en grève depuis le 17 Janvier ont repris le travail le 18 Mai. La grève a pris fin comme elle avait débuté, sur des motifs assez flous. Ce qui laissait dire, à l'époque, du côté de la direction de la RATC, que la grève était "politique", et qu'elle dépassait les revendications salariales. Surtout que la CDT et l'UGTM avaient appelé à la grève et que l'UMT avait refusé de suivre. La RATC a donc annoncé la fin d'une "grève partielle", alors que les deux syndicats, qui auraient signé un accord restent curieusement silencieux. Aucun commentaire ne figure dans les quotidiens qui les soutiennent. Hors, il est dans les usages syndicaux de récupérer la "reprise du travail" de valoriser les "acquis des luttes". Sinon, le personnel et le public s'interroge sur le bien fondé d'une grève qui équivaut d'abord à des pertes de salaires. La Direction de la RATC déclare n'avoir rien cédé pour arrêter le conflit, mais évite tout triomphalisme. Au contraire le ton est à l'apaisement.

    Elle se déclare disposée à "tout accorder, tous syndicats confondus sous réserve de rentabilité". Car si le problème social est résolu, le problème économique de fond demeure. La RATC est prise en tenaille par la stagnation de ses recettes et l'augmentation de ses charges. Le ticket doit être maintenu entre 1,50DH et 1,80DH, les clients étant par nature, de condition modeste. Sans parler des cartes scolaires qui laissent un manque à gagner de 40 millions de Dirhams. La contrainte sociale joue à la limitation des recettes mais aussi à l'augmentation des charges, dont la principale est la masse salariale. Celle-ci absorbe déjà 51% des recettes. Le ratio frais de personnel/CA s'élèvera encore. La dernière augmentation du SMIG coûtera 8 millions de Dirhams à la régie. Elle s'ajoutera aux 8 autres millions que coûtera le paiement de 26 heures supplémentaires, pierre d'achoppement qui avait déclenché le conflit. Le renouvellement du parc des véhicules par autofinancement s'ajoute également aux charges. Résultat, un solde d'exploitation régulièrement négatif. C'est le déficit chronique et l'accumulation des dettes. Il ne reste plus à la direction de la RATC que de sauvegarder au mieux sa trésorerie au jour le jour. Les présidents des communes de Casablanca ont donné leur accord de principe pour des subventions d'équilibre, à la veille du conflit.

    Les discussions sont en cours avec ces communes et une réunion a lieu Vendredi 22 Mai pour concrétiser ces promesses "Je compte à travers l'aide qui va être apportée restructurer tous les services. Qui fait quoi, à quelle place? Pour une meileure rentablitité" , nous déclare A. Faycal El Kadiri, Directeur Général de la RATC. Il n'en restera pas là "je prendrai mon bâton de pèlerin pour trouver des fonds" . Il veut éponger le passif accumulé, avec l'Etat essentiellement. Faute d'être le premier baîlleur de fonds, l'Etat est la première victime de la RATC. Ses créances sont de 90 millions de DH. Celles des assurances atteignent les 10 millions de Dirhams. En attendant les cars pirates, surnommés les "Kurdes", sillonnent à ce jour les grandes artères de Casablanca. Difficile de quitter la ligne Maârif-Place Verdun pour retourner sur la liaison Ben Guérir-Skhour Rhamna.

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