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Evénement

Rapport de la Cour des comptes
2M: Gabegie financière et contrats incestueux

Par L'Economiste | Edition N°:3513 Le 21/04/2011 | Partager

SOREAD-2M figure parmi les 13 établissements contrôlés par la Cour des comptes en 2009. Vu les fonds partis en fumée, la chaîne publique n’a pas de quoi être fière. Dès 1996, l’Etat mise près de 217 millions de DH en guise de prise de participation. Les subventions annuelles ont dépassé le 1,12 milliard de DH à fin 2007. Une décennie de perfusion qui ne servira à rien. Et ceci, malgré «l’importance des recettes publicitaires: 2,89 milliards de DH entre 2003 et 2008.
Une débandade financière qui «dénote d’une crise de gouvernance». La Cour des comptes met en cause la direction générale et le conseil d’administration. Des instances «qui n’assuraient pas un contrôle et un suivi efficaces». La chaîne «s’est engagée dans des projets d’investissements lourds (Studio 1200, matériel, car-régie, extension,…) ou dans des actions hâtives et coûteuses (intégration des free-lance, certification qualité…)».
Des projets engagés pour la plupart durant le mandat de Mustapha Benali. Même les procédures mises en place «ne fonctionneront pas normalement»: centralisation de la prise de décision, manque de transparence, ambiguïté des relations avec certains partenaires, dont Régie 3 et….
Soread-France est filiale de 2M. Les enquêteurs constatent une «absence de suivi de la gestion financière et commerciale».
Le cas des acquisitions des programmes étrangers est flagrant. Ils ne seront jamais diffusés pour des raisons techniques ou pour non-conformité aux bonnes mœurs! Une perte sèche estimée à plus de 9 millions DH. 2M, en difficulté financière, accepte que le montant total des commissions servies à sa filiale ne soit pas inférieur à 450.000 euros par an, quel que soit le chiffre d’affaires réalisé.
Malgré «la nationalisation» de la chaîne, sa régie publicitaire (Régie 3) restera entre les mains du privé! La Cour des comptes relève «l’ambiguïté du cadre contractuel et l’absence de l’autorisation préalable du Conseil d’administration». Ne serait-ce que pour valider le montant des commissions. Régie 3 va empocher entre 2003 et 2007 plus de 185,5 millions DH. Le rapport évoque pourtant «un retard d’au moins 30 jours dans les paiements mensuels. Ce qui fait subir à l’entreprise un manque à gagner dépassant les 12,7 millions de dirhams.

Faiçal FAQUIHI

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