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Politique

Rapport de Kofi Annan sur le Sahara
Le plan Baker définitivement enterré

Par L'Economiste | Edition N°:2261 Le 24/04/2006 | Partager

. Le Conseil de sécurité ne le mentionne plus. La prorogation du mandat de la Minurso recommandée Le Plan de paix Baker II vient d’être définitivement enterré par le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. Le rapport qui a, ainsi, écarté toute solution imposée, privilégie dans ses aspects politiques la négociation directe entre toutes les parties. C’est la seule démarche qui permettra l’émergence d’une solution politique au conflit. Démarche qui, à n’en point douter, conforte le Maroc dans ses derniers choix privilégiant l’autonomie. Le rapport précise, en effet, que l’ancien plan n’a jamais été mentionné à nouveau dans une résolution du Conseil de sécurité. «Mon envoyé personnel en a conclu que le Conseil de sécurité a fermement maintenu son avis qu’il pourrait seulement envisager une solution consensuelle à la question du Sahara», affirme Kofi Annan dans son rapport. Et d’ajouter que «tout ce qui restait donc était le recours à des négociations impliquant l’Algérie et devant aboutir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable». D’ailleurs, le rapport du secrétaire général revient sur la position du Maroc plaidant en faveur des négociations sur le statut d’autonomie au Sahara. Il relève, à cet effet, la mise en place du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) et son caractère représentatif. La reprise par le document des conclusions de Peter Van Walsum, envoyé personnel du secrétaire général, exposées le 18 janvier dernier devant le Conseil de sécurité, est perçue par les observateurs comme un signe invitant à considérer sérieusement les dernières propositions du Maroc. Van Walsum avait appelé dans son rapport à des négociations directes et sans conditions entre les parties. Ceci dans le but de parvenir aussitôt que possible, à un compromis entre la réalité politique et la légalité internationale. Négociations auxquelles l’Algérie serait invitée à participer. Une autre façon, donc, de dire à Alger qu’elle est fortement impliquée dans le différend sur le Sahara. Annan a également fait observer dans son rapport que le Conseil de sécurité n’a plus jamais mentionné l’ancien plan. Il note à ce propos que l’impasse actuelle est due également au fait que la question du Sahara ne constitue pas réellement une priorité pour la communauté internationale. C’est que de nombreux états tiennent à conserver de bonnes relations avec le Maroc et avec l’Algérie. Annan a ainsi affirmé que, selon son envoyé personnel Van Walsum, «la persistance de l’impasse est également due aux deux facteurs en jeu dans la plupart des capitales, à savoir que la question du Sahara ne figure pas au premier plan de l’ordre du jour politique et l’importance accordée au maintien de bonnes relations et avec le Maroc et avec l’Algérie. Dans son rapport, le secrétaire général de l’ONU a également recommandé la prorogation du mandat de la Minurso pour 6 autres mois (jusqu’à fin octobre 2006). Annan estime que cette période doit être mise à profit par les parties pour prendre des actions permettant de progresser vers une solution juste, durable et mutuellement acceptable. Au passage, il fustige, dans le volet militaire de son rapport, les responsables du Polisario en qualifiant les célébrations de Tifariti de «violation de l’Accord militaire n° 1», relatif au cessez-le-feu. Le rapport a également opposé une fin de non-recevoir à l’Algérie et au Polisario qui réclamaient l’élargissement des compétences de la Minurso aux aspects humanitaires. «La Minurso n’a ni le mandat, ni les moyens pour traiter de la question des droits de l’homme», affirme le rapport. Cependant, Annan a annoncé un projet de mission régionale du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, à partir du 15 mai 2006. En outre, le CICR continue de coopérer avec les parties au sujet des disparus» démentant ainsi les allégations du «Polisario» et de l’Algérie quant à la détention au Maroc de 151 prisonniers de guerre sahraouis.


Appel du Corcas

Le président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), Khalli Hanna Ould Er-Rachid, a indiqué que cette «institution est disposée à engager un dialogue sincère avec toutes les associations soutenant le Polisario en vue de jeter les bases d’une coopération fructueuse». L’unique objectif de ce dialogue est «d’apporter ensemble une contribution au processus en cours pour un règlement définitif et pacifique du conflit du Sahara dans le but évident de mettre un terme, une fois pour toutes, à ce problème qui n’a que trop duré», a affirmé Ould Er-Rachid, dans un message aux associations et ONG concernées.Jamal Eddine HERRADI

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