×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Rapport BAM sur les banques
Prêtes pour un nouveau virage

Par L'Economiste | Edition N°:2324 Le 21/07/2006 | Partager

. Assainissement, restructuration, internationalisation. Le privé, lévrier pour tout le secteur. 2007, rendez-vous avec Bâle IILes banques n’ont pas chômé en 2005. Bien au contraire, publiques comme privées, elles ont toutes emprunté un nouveau virage.Les institutions ont ainsi mené de front des réformes internes pour sécuriser leur activité et accru leur force de frappe commerciale. Un challenge plutôt réussi, à en croire le dernier rapport de la direction de supervision bancaire de Bank Al-Maghrib. «Au total, la rentabilité du secteur s’est nettement améliorée grâce à la hausse des résultats et à la stabilisation du coût du risque du crédit», relève le gouverneur de l’Institut d’émission.Personne n’y croyait. Pourtant, le pôle bancaire public est sorti de l’impasse. La BNDE s’est vu retirer son agrément. Le CIH connaît une issue inespérée avec le renforcement de la CDG et l’entrée des Caisses d’Epargne françaises dans le tour de table. Quant au Crédit Agricole du Maroc, sa situation est en voie d’être assainie. Les banques privées, elles, gardent leur longueur d’avance. D’ailleurs, ce n’est pas par hasard si leurs créances en souffrance ne représentent plus que 9,5% du total des bilans bancaires à fin mars 2006 à 21,1 milliards de DH. En 2004, elles caracolaient à 12,4%. Le taux de couverture de ces créances par les provisions s’est amélioré de 2 points à 74%. Une telle performance résulte avant tout d’une gestion plus rigoureuse du risque. Sur ce registre, les banques publiques n’ont pas démérité même si leur portefeuille est loin d’être assaini. Les créances en souffrance sont valorisées à 22,5 milliards de DH. Le taux de risque a été ramené de 43,7 à 38,3%. Le taux de couverture par les provisions est passé de 46,8 à 60,7%. Au total, toutes les institutions se sont engagées dans le processus d’assainissement de leurs portefeuilles de crédits. Globalement, les créances en souffrance ne représentent pas plus de 9,3% du total bilan à 43,6 milliards de DH. Le taux de risque (rapport entre le taux des créances en souffrance et le total crédit) baisse de façon continue. De 19,4%, il passe à 15,7% à fin 2005 avant d’atteindre 14% à fin mars 2006. Tendance inverse pour le taux de couverture par les provisions qui gagne 8 points à 67%.Côté restructuration, le secteur bancaire privé a également vécu des moments forts. La fusion-absorption de BCM/Wafabank a donné lieu à l’émergence d’un poids lourd. Désormais, Attijariwafa bank talonne la Banque centrale populaire. Avec BMCE Bank, c’est un véritable pôle bancaire marocain qui s’est constitué pour accompagner les grands projets structurants du pays. La PME non plus n’est pas oubliée. La dernière décision de la BCP de porter à 5,5% le taux de sortie facturé à toutes les entreprises quelle que soit leur taille, constitue un signal fort. Cependant, sur ces deux volets, force est de constater la faible implication des filiales de banques étrangères. C’est d’ailleurs pour rectifier le tir que Abdelatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib a réitéré lors du dernier Conseil national de la monnaie et de l’épargne (CNME), les critères d’octroi d’agrément aux banques étrangères. Priorité est donnée à la valeur ajoutée du projet industriel, à la qualité du tour de table (présence d’investisseurs institutionnels) et à l’utilisation des compétences locales. L’année 2005 aura également été marquée par une nouvelle dynamique: l’implantation des banques locales sur les marchés maghrébin et africain pour y conquérir des parts de marché et développer le courant d’affaires. Parallèlement, elles ont pris à bras le corps la rationalisation des réseaux dans la zone euro. Pour autant, le rythme d’ouverture de nouvelles agences dans le pays ne s’est pas relâché. Quant à la gamme de produits et services commercialisés, elle est de plus en plus diversifiée.La concurrence, notamment au niveau du coût du crédit, commence à être palpable, même si l’accès des PME au financement est loin d’être généralisé. Mouna KABLY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc