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Economie Internationale

Rapport annuel de la CNUCED : Dégradation de l'aide aux pays les moins avancés

Par L'Economiste | Edition N°:74 Le 08/04/1993 | Partager

Le revenu par tête des pays les moins avancés (PMA) se maintient en baisse depuis 1990. "Un déclin supplémentaire est probable en 1993, notamment en Afrique", note la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement) dans son rapport annuel 1992. Après une embellie durant les années 80, les quarante-sept pays formant le groupe des PMA, soit environ un dixième de la population mondiale, enregistrent actuellement des taux de croissance économique inférieurs à ceux de la croissance démographique.

La dégradation du revenu par habitant est essentiellement due aux catastrophes naturelles, notamment la sécheresse que connaissent les parties sud et est de l'Afrique, rapporte l'Organisation.

La sécheresse est d'autant plus grave que l'économie des pays les moins avancés est largement agricole. A la fatalité du climat sont venus se greffer les contre-coups du marasme mondial et les troubles politiques.

La détérioration du PIB des PMA intervient en effet au moment où l'aide des pays développés se rétrécit. En l'absence de statistiques fiables pour 1992, la CNUCED fournit celles de 1991. Cette aide a en effet régressé pour ne représenter que 0,08% du PNB des pays développés. En pourcentage de leur PNB, les pays nordiques étaient les principaux donateurs. La Norvège, notamment, avait consacré aux pays les plus pauvres une enveloppe représentant 0,54% de son PNB.

Les pays les moins avancés sont également affectés par la dégradation des prix de certaines matières premières. Mis à part le riz, le thé et le coton qui ont vu leurs prix augmenter depuis 1985, d'autres produits n'ont pas retrouvé leurs cours de 1989.

Pour appuyer cette idée, le rapport de la CNUCED a choisi l'exemple du café, denrée d'exportation par excellence pour la plupart des PMA. L'année dernière, cette denrée "a été frappée par une surproduction et une faible demande". Les stocks des pays importateurs, représentant le double du niveau nécessaire, selon les estimations de la CNUCED, le prix du café a dégringolé sur les marchés à terme. "En 1992, il a atteint son plus bas niveau depuis vingt-deux ans"

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