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Economie

Rapport annuel BAM
La consommation fait les frais de la campagne agricole

Par L'Economiste | Edition N°:2325 Le 24/07/2006 | Partager

. La demande des ménages ruraux très affectés. L’investissement se porte toujours bien. Les prix stagnent, en dépit de la facture pétrolièreLa croissance a fini par subir la loi de la mauvaise campagne céréalière en 2005. En dépit des bonnes performances des autres secteurs, le PIB n’a finalement progressé que de 1,7%. Cela s’est immédiatement répercuté sur la consommation, en dépit de la hausse des revenus. En revanche, l’investissement a profité de l’amplification du niveau d’épargne pour poursuivre sa croissance. Par ailleurs, les prix n’ont manifestement pas réagi à la crise. L’inflation étant maintenue à des niveaux très faibles. C’est ce qui ressort du rapport de Bank Al-Maghrib présenté, la semaine dernière, au Souverain (cf. www.leconomiste.com). La production céréalière a atteint 42 millions de quintaux, soit la moitié des performances de l’année précédente. Cette chute a annihilé les réalisations des autres filières agricoles (agrumes, olives, pêche…). Le secteur a finalement perdu 17,7% de sa valeur ajoutée. Même les bonnes performances des secteurs secondaire et tertiaire n’ont pas réussi à contenir la chute de la production céréalière. La valeur ajoutée industrielle a progressé de 6% en dépit de la morosité du textile et de l’agroalimentaire. Ajouter à cela l’amplification du boom immobilier suite à une progression de 5,9% de l’activité BTP. Le secteur tertiaire a aussi terminé l’année 2005 sur une progression de 4,8%. Le PIB non agricole a finalement progressé de 5,2% permettant ainsi une croissance globale d’à peine 1,7% l’année dernière contre 4,2% en 2004. Il était normal dans ces conditions que la demande finale des résidents accuse un retard sensible. Sa progression est ressortie à 4,1% en 2005 au lieu de 8,3% une année auparavant. Ce qui a engendré un déficit en ressources de 34,8 milliards de DH, soit 7,6% du PIB contre 6,7% en 2004. Et pour cause, la nette progression des achats de marchandises (pétrole notamment) qui se traduit par 15% d’importations en plus à 180,6 milliards de DH. En revanche, les exportations ont bénéficié des recettes de services pour croître de 14,4%. Aussi, la consommation finale nationale en 2005 traduit le retard de croissance. Elle était estimée à 373,6 milliards de DH, soit une progression de 3,2% seulement contre 7,8% en 2004. «Cette décélération est imputable au repli prononcé de la demande des ménages ruraux en raison de la mauvaise campagne agricole», explique le rapport. Les recettes et la consommation des ménages ont évolué à des rythmes contrastés en 2005. Au moment où le revenu national brut disponible progressait de 4,5% à 503,5 milliards de DH (28,4% du PIB), les dépenses des ménages n’ont cru que de 1,2%. Cela s’est traduit par une augmentation sensible de l’épargne nationale qui a bondi de 8,6% à 130 milliards de DH au lieu de 2,9% seulement en 2004. Ces fonds arrivent à couvrir la totalité des investissements et offrent une capacité de financement estimée à plus de 11 milliards de DH, pour la cinquième année consécutive. Certes, la dynamique d’investissement a ralenti par rapport à 2004, mais elle a su échapper à la crise agricole. Les projets d’infrastructure et d’industrie ont bénéficié de l’abondance des liquidités et du bon comportement des secteurs secondaire et tertiaire. L’investissement global s’est chiffré à 118,8 milliards de DH en hausse de 7%. Mais le rythme de croissance de la formation brute du capital fixe (FBCF) s’est légèrement dégradé par rapport à 2004 (6,3% à 115,9 milliards de DH au lieu de 8,5%). Cela se traduit par une hausse de 5% seulement des acquisitions de matériel et outillage (10,3% en 2004). En revanche, le boom immobilier ne s’est pas estompé. Si l’activité bâtiment a progressé dans des proportions inférieures à 2004 (5% au lieu de 7%), les travaux publics (+15%) ont carrément doublé la cadence réalisée une année auparavant. Le taux d’investissement s’établit en définitive à 25,3%.En dépit de toutes ses fluctuations économique et monétaire, l’évolution des prix est restée sereine, voire même stagnante. Avec une inflation d’à peine 1%, le Maroc fait bien mieux que ses voisins arabes et européens. Les produits alimentaires (+0,3%) étaient à l’origine de cette performance en dépit de la sécheresse et la forte volatilité de leurs prix. Par contre, les prix des produits non alimentaires ont progressé de 1,5%. Une progression liée principalement au transport, suite notamment à la hausse des prix à la pompe, et à la santé. Cependant, le calcul de l’inflation sous-jacente (voir graphique) laisse apparaître un taux plus élevé. Il ressort à 1,6% contre 1,3% en 2004. «Le niveau d’inflation bas est à la faveur d’une politique monétaire prudente et régime de change fixe», note le rapport. Même la flambée des cours du pétrole n’a pas provoqué l’inflation. Et pour cause, le soutien des prix intérieurs par le biais de la Caisse de compensation. Mais les relèvements successifs à la pompe en mai et en août 2005, ont tout de même affecté l’indice du coût de la vie. Ce sont les prix à la production industrielle qui ont souffert le plus de la hausse des prix du pétrole (+41,5%). Ils ont progressé de 9,1% contre 4,1% seulement en 2004. Cela se reflète surtout dans l’industrie de raffinage qui a vu ses coûts flamber de 39,4%. Pour les industries manufacturières hors raffinage, la hausse est de 2,3%. La plupart de ces indicateurs sont désormais de mauvais souvenirs après la bonne campagne agricole réalisée cette année. La dynamique de croissance dans les autres secteurs s’est également amplifiée. Et l’on s’attend pour 2006 à une croissance de 7,3%. Des performances qui installent un climat d’optimisme chez les autorités et les opérateurs économiques. Un seul hic: les prix qui repartent à la hausse.Nouaim SQALLI

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