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    Radovan Karadzic devant le TPI vendredi

    Par L'Economiste | Edition N°:2848 Le 28/08/2008 | Partager

    . Les juges doivent statuer sur sa demande de se défendre lui- même . Il dira s’il plaide coupable ou nonL’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, arrêté à Belgrade en juillet dernier, treize ans après son inculpation pour génocide, dira demain s’il plaide coupable ou non devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie à La Haye.Lors de cette deuxième apparition publique depuis son arrestation, le juge Lain Bonomy doit demander à l’accusé s’il plaide coupable ou non des onze chefs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide pesant sur lui pour son rôle dans la guerre de Bosnie (1992-1995).Lors de sa comparution initiale le 31 juillet, l’inculpé avait choisi d’utiliser le délai légal de réflexion de trente jours auquel il avait droit.Au cas très improbable où il plaiderait coupable, Radovan Karadzic échapperait à un procès et les juges n’auraient qu’à décider de sa peine. S’il refusait de répondre, le juge prononcerait en son nom un “non coupable” automatique.Le suspense de cette deuxième apparition publique réside surtout dans ce que dira l’accusé à l’audience, et dans ce qu’il pourrait révéler de nouveau sur ses années de cavale ou bien sur sa stratégie de défense.Radovan Karadzic, 63 ans, était, jusqu’à son arrestation le 21 juillet, l’un des deux fugitifs les plus recherchés d’Europe, avec son alter ego militaire, le général Ratko Mladic, toujours en fuite. Il est considéré comme le cerveau du “nettoyage ethnique” lancé, avec l’appui de Belgrade, contre les musulmans et Croates durant la guerre de Bosnie ayant fait 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés.Outre le massacre de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica, dans l’est de la Bosnie, en 1995, il devra également répondre du long siège meurtrier de Sarajevo et de la détention de milliers de civils dans des camps, notamment dans la région de Prijedor (nord-ouest de la Bosnie).Lors de sa première comparution, Radovan Karadzic avait confirmé qu’il souhaitait assurer lui-même sa défense. Les juges doivent encore statuer sur cette demande. Comme lors de cette audience, l’accusé a depuis dénoncé dans plusieurs courriers au tribunal des “irrégularités” lors de son arrestation et évoqué un “accord secret” avec les Américains qui lui aurait permis d’échapper si longtemps à la justice internationale.Selon lui, Richard Holbrooke, le négociateur américain des accords de Dayton ayant mis fin à la guerre (novembre 1995), aurait promis qu’en échange de son retrait de la vie politique et publique, il ne serait pas poursuivi, ce que ce dernier a toujours démenti. Par ailleurs, Karadzic a demandé à ce que le juge néerlandais désigné pour présider les audiences jusque-là, soit récusé, au motif que des jugements antérieurs le rendraient partial.C’est en réalité pour des raisons de procédure et d’organisation que le tribunal a décidé de confier l’affaire à une autre Chambre.Synthèse L’Economiste

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