×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Rachid Taha envoûte la ville de Fès

    Par L'Economiste | Edition N°:2022 Le 17/05/2005 | Partager

    . Invité par l’IFFM, l’artiste a réussi un grand spectacle. Il dévoile son dernier albumUn concert explosif pour cette fin de saison à l’Institut français Fès-Meknès (IFFM). Après la grande réussite qu’a connue son premier spectacle à Meknès en octobre dernier, Rachid Taha s’est produit, encore une fois, en terre marocaine. Invité par l’IFFM, l’artiste terrible du rock métisse et engagé is back! “Agressif” et au bagou intarissable, le troubadour franco-algérien, est revenu, mercredi dernier, offrir au public de Fès son album ‘‘Tékitoi?’’, sorti en septembre 2004. Enfants, adultes et parents, tout le monde était au rendez-vous. Le concert, prévu à 19h30 au collège Jean de la Fontaine, n’a démarré qu’à 20h15. “Une habitude des vraies stars”, expriment les fans. Une fois sur scène, Taha donne la couleur d’une musique qui fera vibrer les spectateurs pendant plus de 2 heures. Une mixité culturelle brossée par des paroles originales. Les gens ont beaucoup admiré le dernier single «Tekitoi»? Cet album signe, en effet, un retour très rock de la part du plus libre des chanteurs arabes en France. 18 ans (déjà !) après la pertinente reprise de «Douce France» par Carte de Séjour, Taha dénonce sans concessions une société où l’oppression, l’exclusion sont désormais quotidiennes pour les plus démunis... La poésie, l’humour, le mélange des genres (rock, musiques traditionnelles arabes, électro) est toujours présent dans sa musique, mais d’une façon plus directe. Avec un album à la fois brut - presque tribal - et suave, Steve Hillage, fidèle metteur en sons de Rachid, réussit encore le pari de nous surprendre. L’ensemble est totalement hypnotisant.De ses obscures «traboules» lyonnaises aux clubs techno-swinguants de Londres, de son Orient si orienté à Paris ville lumière, depuis les rugissantes années 80, Taha a fait voyager ses admirateurs de ses métissages nomades. D’abord avec son groupe emblématique Carte de Séjour puis en solo, Rachid Taha a toujours dopé à l’insoumission le moteur explosif de ses fusions successives: du reggae/rock/raï des débuts pionniers de Carte de Séjour en passant par le funk arabo/gaulois, les séquences ethniques épurées jusqu’aux arabesques électro rock de «Made In Medina’’. Contre vents et marées médiatiques, le jeune «rockbeur» n’a jamais renié ses convictions, la provoc et la controverse là où tant d’autres sacrifient leurs idéaux. Mais depuis ses débuts en 82, Rachid, l’Aladin caméléon du groove rock hexagonal, ne nous en a-t-il pas toujours fait voir de toutes les couleurs?


    Parcours

    Rachid Taha est surtout connu sur le plan international pour sa reprise du titre de Dahmane El Harrachi, Ya rayah, chanson du chaâbi algérois ou pour sa participation au mythique 1, 2, 3 soleils, avec les chanteurs de raï Khaled et Faudel. Ses débuts en 1981, étaient avec Carte de Séjour, groupe de rock français qui avait une particularité: ils chantaient en arabe, plutôt dans un mélange de «darija» et de français ! Ils se situaient dans la lignée de Téléphone, Starshooter, et marquaient les débuts de l’époque du rock métissé français, avec le premier groupe de Manu Chao, Sapho, Elli Medeiros… Depuis, Rachid Taha a fait figure de pionnier, inventant des fusions inédites entre des musiques populaires du Maghreb, le chaäbi, le bedwi (ancêtre du raï) et le rock, le blues, ou la house music…De notre correspondant à Fès, Youness SAAD ALAMI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc