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Rachat Jaguar/Land Rover: L’Inde plastronne

Par L'Economiste | Edition N°:2744 Le 28/03/2008 | Partager

. Tata a versé 2,3 milliards de dollars pour ces deux fleurons britanniques. Pari risqué sur le difficile marché des voitures de luxeL’Inde plastronnait jeudi dernier au lendemain du rachat spectaculaire par Tata Motors des fleurons anglais Jaguar et Land Rover, mais cette irruption sur le difficile marché des voitures de luxe où l’indien n’a aucune expérience est financièrement risqué.«Le monde regarde l’Inde», s’est exclamé le ministre du Commerce, Kamal Nath, après que Tata a payé à l’américain Ford 2,3 milliards de dollars pour ces deux symboles prestigieux de l’automobile britannique.Depuis que le géant de l’acier Mittal Steel, du milliardaire indien Lakshmi Mittal, a avalé à l’été 2006 l’européen Arcelor pour 25 milliards d’euros, les élites indiennes s’extasient devant les offensives de leurs entreprises au coeur de l’industrie européenne ou américaine.En janvier 2007, Tata Steel avait enlevé le sidérurgiste anglo-néerlandais Corus pour 10,6 milliards d’euros, la presse y voyant la «contre-attaque de l’Empire» britannique des Indes sur le Royaume-Uni, l’ex-puissance coloniale.Avec la prise des «joyaux de la Couronne» Jaguar et Land Rover, «le monde est à nos pieds» et la marque au félin «est dorénavant une bête indienne», fanfaronne The Times of India.«Un tigre indien au volant de Jaguar», a renchéri The Economic Times.Faisant fi de ces envolées patriotiques, la Bourse de Bombay a sanctionné l’opération de Tata Motors: son action a perdu jeudi près de 6% et plus de 25% depuis que Ford l’avait désigné en janvier comme son acheteur favori.«Ce n’était pas le meilleur moment pour s’emparer des deux constructeurs», admet Aniket Mhatre, analyste chez Prabhudas Lilladher, même si, grâce aux investissements de Ford, Land Rover est bénéficiaire et Jaguar pourrait bientôt revenir dans le vert.Mais le spectre d’une récession mondiale, en particulier aux Etats-Unis, pèse sur le marché des voitures haut de gamme: les ventes de Jaguar ont dégringolé de 30% sur un an en janvier-février aux Etats-Unis et en Europe et celles de Land Rover ont chuté de 13% en Amérique du Nord et de 8% sur le vieux continent au cours de la même période. «Les deux marques entrent en zone de turbulences et il sera très difficile pour Tata Motors de redresser les ventes», juge un financier de Bombay, S.P. Tulsian. Synthèse L’Economiste

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