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    Affaires

    Rabat/Transport urbain
    L’opération de concession contestée

    Par L'Economiste | Edition N°:2925 Le 22/12/2008 | Partager

    . Bras de fer entre la wilaya et certains privésJeudi et vendredi derniers, les habitants de Rabat ont rencontré de sérieux problèmes pour trouver un moyen de transport. La majorité des bus sont restés immobilisés et le personnel s’est dirigé vers le siège de la wilaya pour participer à des sit-in en guise de protestation contre l’opération de concession du transport urbain au groupe dirigé par Veolia. Rappelons que l’offre de ce dernier a été jugée meilleure par rapport à celles des deux autres concurrents qui sont National Express (maison mère d’Alsa) et Keolis. Outre Veolia, le groupe comprend des opérateurs locaux qui sont Bouzid et Hakem qui apportent 65% du capital du groupe. Le président de ce dernier a été déjà désigné selon un responsable de la wilaya. Il s’agit de Khali Abedelali. «Un pacte d’actionnaires a été conclu faisant ressortir un actionnariat de référence stable et des décisions ont été votées à la majorité», souligne notre source. «Ce sont les opérateurs qui ne faisaient pas partie de ce groupe qui montent la pression en manipulant leur personnel pour faire avorter ce projet», ajoute un responsable de la wilaya. Pour ce dernier, avant de lancer l’appel d’offres pour la gestion déléguée, la wilaya a consulté tout d’abord les onze sociétés locales y compris les contestataires, et ce pour former un groupe entre eux et qui serait en mesure de répondre à un cahier des charges proposé par les services de la wilaya. Mais cette initiative n’a pas abouti suite à un manque de coordination entre les opérateurs dont une grande partie souffre d’un manque de professionnalisme, estime notre source. «Nous n’avons reçu aucun cahier des charges de la part de la wilaya», rétorque Sidi Brahim El Joumani, directeur général du groupe Joumani qui fait partie du collectif des contestataires comprenant trois autres opérateurs. Il s’agit des sociétés Ahssan Bus, Latrabus et Socotrab. Ces derniers rejettent la responsabilité sur les autorités qui n’ont pas pu créer l’environnement favorable pour le développement du secteur. «Depuis 2006, nous travaillons avec un contrat non renouvelé», rappelle El Joumani. «En dépit de ce manque de perspectives, mon groupe a investi près de 200 millions de DH pour renouveler plus de 70% de notre parc qui dépasse les 300 véhicules», ajoute-t-il. La wilaya reconnaît les efforts déployés par ces opérateurs qui disposent d’un potentiel humain et financier. Pour cela elle a sollicité du nouveau gestionnaire du transport urbain d’examiner la possibilité d’intégrer ces opérateurs. Cela va permettre notamment de sauvegarder l’emploi de leurs salariés réguliers. L’effectif avancé par les sociétés dépasse 4.000 personnes. Cette tâche ne sera pas facile sur le terrain, car il faut tout d’abord réinsérer les 350 agents de l’ex-Régie autonome de transport urbain de Rabat qui sont en chômage technique depuis des années. Ils attendent de recevoir leurs salaires des huit mois passés. Mais à la wilaya, on reste optimiste, car outre les bus, des possibilités d’emploi seront fournies par le centre de maintenance du tramway à Salé. Ce dernier permettra la création de 800 postes d’emploi. «La formation d’une partie de ce personnel est prévu à partir de février 2009», indique-t-on auprès de la wilaya. Nour Eddine EL AISSI

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