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Régions

Rabat/Assainissement
Les communes contestent la qualité des prestations

Par L'Economiste | Edition N°:3509 Le 15/04/2011 | Partager
Les opérateurs soulèvent leur déficit financier
Renforcer les mécanismes de contrôle

La gestion déléguée de la collecte des ordures à Rabat a été marquée par des lacunes, au niveau de la maîtrise de la transition, dues en partie à l’héritage légué par l’ancien système

Au niveau de l’agglomération de Rabat, les contrats portant sur la gestion déléguée (transport urbain, collecte des déchets, eau et électricité) posent problème et suscitent le mécontentement d’une partie de la population. Chacun des contractants, les communes ou les opérateurs, rejette la responsabilité sur l’autre. Les premiers ne sont pas satisfaits de la qualité des services et des prestations et même des tarifs jugés excessifs notamment pour la fourniture de l’eau et de l’électricité. La dernière session de février du Conseil de la ville de Rabat a été une occasion pour certains élus de revenir à la charge sur ces problèmes et invitent Fathallah Oualalou, président de ce Conseil à renforcer le contrôle pour le respect des clauses du cahier des charges par les différents opérateurs. Pour la collecte des déchets, la situation s’est relativement améliorée ces derniers mois après la crise qui a secoué le secteur l’été dernier quand les déchets ont envahi plusieurs artères des villes de Rabat et Salé car les opérations de collecte ne se faisaient plus régulièrement par les opérateurs. La wilaya a menacé ces derniers de résiliation de leurs contrats. «Il faut abandonner les contrats à forfait, la production des déchets par les citoyens augmente avec le temps», indique Omar Regraga, directeur commercial à «Veolia propreté Maroc» adjudicataire de plusieurs contrats au niveau de l’agglomération de Rabat. Il faut aussi réfléchir, dans l’application de la révision des prix, à des options pour permettre le règlement de certaines prestations. «Certaines fois, dans une seule journée, nos engins doivent faire plus de 8 passages. Une telle situation n’est pas prévue par le cahier des charges qui stipule que la collecte doit se faire en 12 heures à partir de 20h», explique Regraga. Ce dernier soulève également la question du vol et la détérioration des bacs à ordures. Sans oublier de signaler le problème posé par les grands producteurs de déchets (administrations, hôtels, restaurants…) qui n’ont pas été pris en considération lors de la préparation du cahier des charges. A titre d’exemple, la production de cette catégorie représente près de 40% du total des déchets ménagers produits par les habitants du quartier Hassan. Il faut aussi signaler que les quantités de déchets prévues dans les marchés sont sous estimées par rapport au volume collecté réellement, selon un responsable du service technique de la commune. Pour Regraga, la signature d’un avenant aux contrats s’impose donc pour mettre à jour les données et inclure les charges supportées en plus par la société.

Noureddine EL AISSI

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