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Rabat se métamorphose

Par L'Economiste | Edition N°:2267 Le 03/05/2006 | Partager

. Bouregreg, aménagement de la corniche… des projets qui vont métamorphoser la région. Le foncier, un problème difficile à résoudre Cantonnée dans une image de ville administrative, avec une population vivant à l’ombre de la Fonction publique, la région de Rabat connaît des changements importants. Elle s’érige en véritable pôle économique encouragé en cela par les investissements qui y affluent. Tout le défi est de tirer profit de ces investissements et d’améliorer le niveau de vie de la population. Les projets lancés tout au long de la corniche vont complètement transformer la région. L’aménagement de la vallée du Bouregreg sur une superficie de 6.000 hectares et la corniche sur 330 hectares vont la doter de nouveaux espaces urbanistiques et touristiques. Tous les chantiers lancés ou en cours sont étroitement liés à ces deux grosses opérations. Mais elles ne sont pas les seules. La capitale est en train de retrouver sa vocation industrielle, et est positionnée dans le plan Emergence pour être un pôle de services. La région a tiré le gros lot avec des investissements dans le textile, les industries légères, les centres d’appels et les centres commerciaux. Les bureaux d’ingénierie et de conseil ont été nombreux à s’installer. Le directeur du CRI, Nabil Kharroubi, impute ce renouveau en partie à «l’effet départ volontaire des fonctionnaires». La région met les bouchées doubles pour attirer les investisseurs. Un panel de services est mis à disposition tel que la cartographie économique réalisée par la Chambre de commerce et d’industrie. Il s’agit d’un système d’information géographique qui consiste à représenter l’ensemble des données sur les entreprises. Ce qui permet aux investisseurs d’évaluer la concurrence avant l’implantation, de connaître l’environnement économique et d’avoir une idée sur la faisabilité de leur projet. La région de Rabat ne se focalise pas uniquement sur les grands investisseurs mais tente aussi d’organiser les petits commerces. La Chambre de commerce de Rabat met la main à la pâte en incitant les petits commerçants à la transparence. Pour l’instant, sans grand succès. A en croire Omar Derraji, son président, le Centre de gestion et de comptabilité agréé traite aujourd’hui plus de 400 dossiers. C’est peu par rapport au millier de TPE que compte la région. Quant aux transports, la ville promet de mettre fin au désordre actuel. Le transport en commun sera confié à un seul concessionnaire qui sera désigné après appel d’offres. La formule de plusieurs opérateurs n’a pas donné de grands résultats. L’arrivée du tramway devrait également renforcer l’offre et constituera un début de réponse à la problématique de la mobilité. La région sera également dotée d’une décharge moderne. Les anciennes seront traitées et fermées. Un nouvel abattoir et un marché de gros sont également au menu. Mais la bête noire des autorités de la ville est le foncier. Les terrains se font de plus en plus rares. Ce qui met la pression sur les prix. D’ailleurs, l’on assiste à une flambée des prix de l’immobilier sans pareil dans la région, ce qui peut freiner l’élan actuel des investisseurs et l’implantation d’entreprises. Face à cette situation, de nouvelles zones viennent d’être ouvertes à l’urbanisation afin d’alléger la pression sur la ville. Rabat tente aussi de rompre avec l’habitat insalubre. Si certains bidonvilles ont été démolis et leurs habitants relogés, d’autres se heurtent au problème d’assainissement foncier. Rabat c’est aussi la précarité et la pauvreté. Le programme INDH tente de pallier les défaillances. Les quartiers prioritaires sont identifiés et les projets à mettre en place aussi. Le programme ne se limite pas à l’année en cours. Les autorités ont opté pour une planification sur 5 ans de manière à assurer une continuité. Mais il faudra aller au-delà de l’esprit de ce programme. C’est le cas de douar Smar du côté de Skhirat dont les habitants n’ont toujours pas d’électricité. Ils sont dans le «noir» depuis quelques années et le problème ne risque pas d’être résolu de sitôt. «C’est dû à un problème de passage sur un terrain privé. Des négociations sont en cours entre le propriétaire et la Redal», confie un responsable à la préfecture de Skhirat. Khadija MASMOUDI

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