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Affaires

Rabat: Les petits projets se greffent aux grands
Entretien avec Nabil Kharroubi, directeur du CRI

Par L'Economiste | Edition N°:2341 Le 16/08/2006 | Partager

. Une monographie économique de la région en préparation. Des actions pointues à l’adresse des MRE Nabil Kharroubi est le directeur du CRI de Rabat. Pour lui, les grands projets structurants menés dans la région sont autant de possibilités pour les petits et moyens porteurs de projets de mener à bien leurs initiatives. . L’Economiste: Quel bilan faites-vous de la création d’entreprises dans la région de Rabat? - Nabil Kharroubi: Non seulement Rabat mais tout le pays est sur la bonne voie. Les Marocains, jeunes et moins jeunes, sont de plus en plus sensibles à l’idée de monter leurs propres affaires. Aujourd’hui, tout le monde y voit des opportunités et des ouvertures. Les régions s’orientent vers la mise en place de leurs propres pôles de compétences. Elles suivent en cela la dynamique enclenchée par les projets structurants et les grands investissements qui se mettent en place. Le plus gros du travail se fait cependant avec les petits. Nous assistons à un véritable foisonnement des services d’accompagnement. . Dans quelle mesure le programme Moukawalati a-t-il participé à cette dynamique? - Nous avons reçu quelque 800 demandes au titre de ce programme, un mois et demi seulement après son lancement. C’est dire que la demande est très forte. Mais tout un travail de programmation reste à finaliser pour répondre aux besoins de chacun. Il y a toujours des réglages à faire, d’où les commissions régionales et nationales qui ont été créées. Des évaluations seront menées et des ajustements apportés au fur et à mesure. Un système d’information sera mis en place à cet effet. Moukawalati permet au moins deux grands avantages. Le premier est que les porteurs de projets ont un interlocuteur unique. Le second est qu’on ne se contente pas de rejeter les demandes non valables, mais on apporte l’aide et le conseil nécessaires pour rendre éligibles. . Plusieurs contraintes grèvent toujours l’acte d’investir au Maroc. Qu’en est-il de la région de Rabat et quels sont les efforts menés pour les limiter? - Limiter les contraintes passe par leur maîtrise. Le CRI mène dans cet objectif, et à l’image de plusieurs autres régions, une étude monographique pour la mise en place d’une carte économique de la région, des possibilités qu’elle offre et des contraintes auxquelles elle fait face. En fonction de cette carte, dont la première version sortira dès la fin du mois de Ramadan, les orientations à suivre seront fixées. Il s’agira d’une base de données sectorielles et d’opportunités pour aiguiller les investisseurs vers des niches et des secteurs à grand potentiel. Elle permettra également la mise en place d’un système d’information à coupler avec un projet d’observatoire régional sur lequel nous travaillons. Il est clair que le problème auquel les investisseurs font face est le foncier. Et chaque région s’organise pour avoir le foncier mobilisable nécessaire, notamment à travers un recensement des terres mobilisables et leur aménagement. Pour Rabat, et outre le parc industriel, nous avons également lancé deux études à Skhirate et au nord de Salé pour tester l’opportunité de mettre en place des zones touristiques. . Dans vos actions, quelles sont les initiatives que vous menez à l’adresse des citoyens marocains de l’étranger? - Nous avons entamé un partenariat de haut niveau avec plus de 12 régions françaises sur ce registre. Il s’agit de Maroc Hexagone, initié par l’ambassade du Maroc à Paris. Au programme, une série de visites de promotion des projets et possibilités économiques au Maroc à travers les régions françaises. Nous faisons également appel aux grandes entreprises françaises opérant dans des secteurs de pointe. Le plus étonnant est qu’au sein de ces entreprises, nous avons souvent affaire à des interlocuteurs marocains ou d’origine marocaine.


2,2 milliards de DH

Le bilan d’activité du CRI de Rabat au titre du premier semestre 2006 traduit des résultats positifs. Concernant l’activité du guichet d’aide à la création d’entreprises, quelque 852 certificats négatifs ont été délivrés. Ils concernent essentiellement les secteurs des services et du BTP. La même tendance a été observée au niveau des entreprises créées, au nombre de 871. Concernant le guichet d’aide aux investisseurs, 99 dossiers ont reçu l’avis favorable des différentes commissions. Le montant global de ces investissements s’élève à 2,2 milliards de DH pour 22.280 emplois. Plus des deux tiers de ce montant concernent un seul projet à savoir la Technopolis de Salé. Propos recueillis parTarik QATTAB

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