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Courrier des Lecteurs

"La bourse doit refléter la stabilité de notre cadre macro-économique"

Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, au CNME

Par L'Economiste | Edition N°:502 Le 07/05/1999 | Partager

· Les sociétés intervenant dans les services publics auront accès à la cote même si leur création remonte à moins de 3 ans
· Les autorités monétaires assureront une supervision rigoureuse du marché


Le 8ème Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne (CNME) a été l'occasion pour M. Fathallah Oualalou de brosser les différentes étapes de la modernisation de la place boursière. En effet, les principaux piliers de la sécurisation du marché ont été placés en 1998. Il s'agit notamment de la généralisation de la cotation électronique à toutes les valeurs, la mise en place du marché de blocs en substitution aux cessions directes et l'entrée en activité du Dépositaire Central. Le ministre des Finances a également rappelé dans son allocution d'ouverture que le règlement général de la bourse, fixant les règles et procédures de fonctionnement du marché a été publié. A cela s'ajoute tout récemment l'actualisation du cahier des charges de la Société gestionnaire de la Bourse de Casablanca dont la version définitive est actuellement soumise à l'approbation des actionnaires. "Nous attendons l'adoption de ces textes par les instances de la SBVC dans les prochains jours", affirme M. Oualalou.
Il est vrai que la place a pris son envol, mais cela n'empêche que quelques défail-lances persistent encore. L'accent a été mis sur la faiblesse des titres offerts à la bourse. Pour y remédier, M. Oualalou a annoncé que les sociétés concessionnaires ou gérantes d'un service public devront être autorisées à s'inscrire en bourse, même si leur création remonte à moins de 3 ans. "Cette réforme permettra le financement des grands projets d'infrastructure à travers la levée de nouveaux fonds", explique M. Oualalou. En outre, un appel a été lancé pour inciter plus d'entreprises publiques à ouvrir leur capital au privé. Sont déjà sur la liste la CNCA (Caisse Nationale du Crédit Agricole) et la Banque Centrale Populaire (BCP). Le ministre des Finances en a profité pour relever que la dynamisation du programme de privatisation devra donner du punch à la place.
Faisant allusion à la tendance baissière que subissent les cours à la Bourse de Casablanca depuis la mi-février, M. Oualalou a affirmé qu'il ne s'agit que d'une correction normale dont l'intensité a été exagérée par le comportement de certains acteurs du marché. "Il faut que la bourse reflète la stabilité de notre cadre macro-économique ainsi que les résultats, les potentialités et les bonnes perspectives de croissance des sociétés cotées", signale-t-il.
Enfin, les autorités monétaires ont saisi l'occasion de cette huitième session du CNME pour réaffirmer leur intention de redoubler de vigilance en matière de supervision du marché.

Hanaa FOULANI

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