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    "Aibo", un chien-robot qui aboie mais ne bave pas

    Par L'Economiste | Edition N°:506 Le 13/05/1999 | Partager

    · Sony a "mis au monde" Aibo, un chien qui peut exprimer des émotions
    · 5.000 Aibo seront proposés au Japon et aux Etats-Unis pour 2.000 Dollars à partir de juin prochain


    Vous souhaitez avoir un chien, seulement vous avez peur qu'il salisse l'appartement, qu'il dérange les voisins ou qu'il morde les petits enfants... Sony, le géant de l'électronique japonais, a trouvé la solution pour vous. Il vient de "mettre au monde" "Aibo", un chien gris qui remue la queue, joue à la "ba-balle", dort mais ne bave pas et ne renifle pas les lampadaires. Gros comme un petit caniche, Aibo a donné la patte et aboyé sans agressivité mardi dernier devant les caméras accourues pour la présentation de cette nouvelle "race de chiens". Tout de métal et de circuits informatiques, "Aibo" préfigure l'animal de compagnie du 21ème siècle, selon son "maître", Sony. "Les dix dernières années du 20ème siècle ont été dominées par les PC et Internet. Nous sommes certains que les dix années suivantes, jusqu'à 2010, seront celles des robots pouvant se mouvoir indépendamment", a assuré Toschida Doi, le directeur général-adjoint de Sony.
    Les gens intéressées par cette "nouvelle créature" doivent cependant faire vite. Le nombre d'Aibo proposés est limité. Seulement 5.000 "exemplaires", avec le même pelage de métal gris, seront proposés à partir du 1er juin au Japon et aux Etats-Unis pour 2.000 Dollars. Un prix à rendre jaloux de nombreux éleveurs. En limitant les exemplaires, Sony veut entretenir une relation très proche avec les utilisateurs afin d'être en mesure d'en tirer des enseignements pour un lancement à plus grande échelle.
    Présenté comme le "premier robot de loisir domestique", Aibo est la version accomplie du "pet robot" (robot animal de compagnie) présenté par les laboratoires Sony à l'été 1997. Ce dernier, mal dégrossi, ne ressemblait pas vraiment à un chien et avait une autonomie de mouvement limitée.
    Aibo, qui n'est pas "made by Sony" mais "born in Sony" selon le dossier de présentation, peut prendre 18 attitudes différentes: se réveiller, marcher, courir, s'asseoir, aboyer, dormir et même chanter. Toutefois, il ne pourra pas être adopté dans un grand magasin ou une boutique de jouets, mais exclusivement par Internet. Une mini-caméra, placée au bout du museau, lui permet de se déplacer et jouer avec une balle rose spéciale. Dans le crâne, la mémoire informatique effaçable enregistre et dirige les indications données à l'aide de capteurs tactiles placés entre les deux oreilles. Des micromoteurs dans les articulations, lui offrent une certaine souplesse des jambes, de la tête et de la queue. C'est ainsi qu'Aibo est en mesure, selon Sony, d'"exprimer des émotions variées, de grandir et d'évoluer en apprenant et en dialoguant avec les humains". Sony va désormais tenter de l'améliorer, notamment en lui permettant de répondre à la voix de son maître.
    A terme, le groupe japonais vise le marché des enfants mais aussi celui, en pleine croissance, des personnes âgées, notamment celles habitant en ville et ayant des difficultés à se déplacer.
    Après débat, les "géniteurs" d'Aibo ont décidé de ne pas créer une fonction "mort". "Il est techniquement impossible de remplacer des animaux réels par des robots. Dans un sens, cela aurait été un blasphème", a expliqué Tadashi Otsuki, directeur de Sonyo.

    Adil BOUKHIMA (AFP)


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