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Quand les polycliniques de la CNSS dérangent les cliniques privées

Par L'Economiste | Edition N°:517 Le 28/05/1999 | Partager

· Les cliniques privées veulent une gestion concurrentielle

· L'AMIP hésite à prendre position



"L'avantage d'un système concurrentiel est qu'il permet d'éliminer les éléments incompétents", souligne le Dr Farouk Iraqi. Le président de l'Association Nationale des Cliniques Privées (ANCP) aura été parmi ceux qui ont été les premiers à monter au créneau sur le dossier AMO. Il identifie les principaux dysfonctionnements inhérents à un système monopolistique. Une des contraintes tient à son avis à la taille de la structure. "Ce qui pose problème au niveau de la CNSS, c'est son gigantisme et sa complexité", affirme-t-il. Pour l'ANCP, le débat sur l'assurance-maladie a également été l'occasion de soulever le dossier des polycliniques. Ce point est au coeur de la réaction des cliniques privées. "L'on ne peut être à la fois juge et partie", souligne le Dr Iraqi. L'existence même de ces établissements est contestée.
L'Association Nationale des Cliniques Privées rappelle à cet égard que les polycliniques de la CNSS ne sont pas conformes aux textes qui régissent la profession médicale et qu'elles affichent continuellement des déficits qui sont épongés par la Caisse.
Autre contre-argument au projet CNSS: les risques inhérents à la qualité de gestion. L'ANCP considère que l'équilibre du futur régime ne devrait pas se faire au détriment notamment de la qualité des soins, du patient qui aurait une mauvaise couverture médicale. L'exemple de la CNOPS, qui accuse un déficit énorme vis-à-vis des producteurs de soins et des assurés, est l'exemple même des dérives qui peuvent découler d'une gestion monopolistique.

L'ANCP qui a signé, l'année dernière, une convention avec la Fédération Marocaine des Sociétés d'Assurances et de Réassurances (FMSAR), estime qu'il s'agit là d'un argument de taille. "Cette mesure est venue confirmer, si besoin est, que les cliniques privées tiennent à privilégier la rapidité dans le remboursement des soins qu'ils soient ambulatoires ou d'hospitalisation".
En fait, s'il y a aujourd'hui un point sur lequel les cliniques privées ne tiennent pas à faire de concessions, c'est bien celui de la tarification.
"Une tarification réaliste ainsi que la libre-prescription doivent être garanties".
Quant à la maîtrise des dépense, pour l'ANCP, "elle ne saurait se faire avec une fiscalisation "abusive" de la maladie". Allusion est faite notamment à la TVA qui grève les soins de santé.


L'AMIP moins euphorique


L'Association Marocaine de l'Industrie Pharmaceutique (AMIP) ne prendra pas position sur l'AMO. Du moins pas à la manière des cliniques. En privé, quelques industriels ne cachent pas leur préférence pour un système concurrentiel. Mais officiellement, l'AMIP tient surtout à être associée au débat. Les laboratoires pharmaceutiques situent d'abord les enjeux. "Il faut en premier constater que le médicament occupe une place importante dans la consommation médicale, puisque sa part est estimée entre 35 et 40%". L'AMIP, qui appelle depuis plusieurs années à la concrétisation du projet ne considère pas pour autant que la mesure va révolutionner le secteur. "Nous ne pensions pas que la mise en place de l'AMO suffira, à elle seule, pour relancer la croissance de l'Industrie...", souligne l'Association. Selon les estimations du groupement pharmaceutique, l'AMO devrait entraîner une croissance qui ne dépassera guère 15% et ce, pour plusieurs raisons: le générique (moins chers que les spécialités princeps) sera prédominant une fois l'AMO mise en place, les remboursements seront plafonnés (ce qui limite sensiblement la consommation médicale)...", autant de raisons qui nous poussent donc à la prudence", précise l'AMIP.

Khadija MASMOUDI & Mohamed BENABID

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