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Affaires

Qualité de l’air
Casablanca respire mal

Par L'Economiste | Edition N°:2407 Le 23/11/2006 | Partager

. Aïn Sebaâ en tête des quartiers pollués . Dépassement énorme aussi dans la zone Zerktouni . Rien que des mesures, pas de lutte en perspectiveCasablancais, quittez Casablanca! L’air n’y est plus respirable. C’est la conclusion de la rencontre sur la qualité de l’air organisée par la Direction de la Météorologie nationale, mardi 21 novembre. Et pas un seul intervenant n’a manqué de rappeler la situation déplorable de la capitale économique. Mais pourquoi rien n’est fait? Pourtant les responsables de la métropole (wilaya, mairie, région) et départements de tutelle (Environnement, Santé...) reçoivent des bulletins d’information hebdomadaires et mensuels sur la qualité de l’air. Le seul intérêt qu’ont suscité ces «alertes» est la mise en place de stations de mesure fixe et mobile. A quoi s’ajoute un projet d’acquisition d’une nouvelle station pour la couverture du territoire casablancais. Mais sur le fond, rien n’est fait pour limiter les éléments polluant l’environnement et mettant en danger la santé des Casablancais. De fait, la cité économique est le domaine où règnent dioxyde de soufre, oxydes d’azote, hydrocarbures totaux, etc. Bref, un cocktail néfaste et que l’on respire tous les jours. Et les conséquences sont tout aussi désastreuses: troubles respiratoires, asthme, irritations oculaires, allergies de toutes sortes, voire cancers… La pollution est plus ou moins intense selon les quartiers. Les quartiers résidentiels et zones villas sont les mieux lotis. Par contre, dans un quartier comme Aïn Sebaâ, c’est dramatique. En langage d’experts, Aïn Sebaâ dépasse de 484 fois la norme française horaire qui est de 300 µg/m3 (microgrammes mètre cube). Selon une étude réalisé par la direction de la Météorologie nationale, «le SO2 cause beaucoup d’ inquiétudes et demeure le polluant le plus important dans cette région. Les heures de pointe se situent entre 11 heures et 16 heures». La région de Sidi Othmane vient en deuxième position avec une moyenne horaire de 100 µg/m3. La région Zerktouni est la moins touchée sans pour autant être dans les normes: 52 µg en moyenne. En cela, cette région enregistre 16 dépassements de la norme française horaire. Pour les autres polluants, Aïn Sebaâ est toujours en tête de liste. En matière d’ozone, la population ne bénéficie d’aucune information. L’ozone étant une transformation de certains polluants sous l’effet des rayons ultraviolets, il convient de souligner que l’activité photochimique à Aïn Sbaâ, baisse le matin et augmente pendant la journée. Le quartier Zerktouni n’est pas épargné non plus. La station de mesure y a enregistré une moyenne annuelle de 65 µg/m3. Soit 164 dépassements dont auraient dû être avertis les citoyens. Par ailleurs, les particules en suspension sont plus importantes à Zerktouni qu’à Aïn Sebaâ. La moyenne annuelle dans ce cette région est le double de celle enregistré à Aïn Sebaâ, soit respectivement 80µg et 41µg /m3. La norme marocaine, qui est de 400µg/m3, n’a pas été respectée 323 fois pendant l’année 2005 dans la région Zerktouni et 128 fois à Aïn Sebaâ. A Sidi Othmane, le dépassement était de 17 fois. Le seul polluant compris dans des limites faibles est le NO2 (Dioxyde d’azote). Dans la région Zerktouni, le NO2 est en dessous de la norme de l’OMS (200µg/m3) et française (400µg/m). Les pics sont enregistrés entre 10 heures et 21 heures et d’octobre à décembre. A Aïn Sebaâ, les chiffres indiquent un dépassement de 5 fois la norme OMS. Selon Abdelleah Mokssit, directeur adjoint de la direction de la Météorologie nationale et chef du centre national de recherches météorologiques, «les zones résidentielles et semi-résidentielles ne sont pas profondément touchées ; seuls les quartiers industriels et leurs environs présentent des risques réels». Mais encore faut-il souligner que l’air pollué n’est pas figé mais se déplace en fonction des paramètres météorologiques (vent, brouillard, pluie...).Ali JAFRY

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