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    Economie

    Promotion des exportations : Le MCE et l'ASMEX arrêtent un nouveau plan

    Par L'Economiste | Edition N°:191 Le 03/08/1995 | Partager

    Sous l'impulsion de l'ASMEX, les Ministères des Finances et du Commerce Extérieur engagent des actions concrètes en faveur des exportations. Fonds de promotion, Conseil National du Commerce Extérieur, système de financement adéquat et approbation du Plan Export2, telles sont les mesures engagées d'ici la fin de l'été.


    La création d'un Fonds de promotion des exportations doit être examinée ce mois-ci par le ministre des Finances, selon des sources proches de l'ASMEX. Ce Fonds figure parmi une batterie de mesures en faveur des exportations. Le ministre des Finances doit en effet se prononcer sur la nature des ressources devant alimenter ce Fonds. La loi de Finances 1995 a prévu la constitution d'un tel fonds alimenté par une taxe de 0,25% sur les recettes d'exportations. Les ressources ainsi collectées n'ayant toujours pas été affectées aux différents organismes et associations professionnelles, ce Fonds ne fonctionne toujours pas.
    Par ailleurs, une réunion est prévue en septembre regroupant, autour du ministre des Finances, le GPBM et l'ASMEX, pour déterminer un système de financement des exportations.
    En outre, concernant le code des investissements actuellement discuté au Parlement, les exportateurs ont été invités à formuler leurs points de vue pour d'éventuels amendements.
    D'un autre côté et à la demande du président de l'ASMEX, le Ministère du Commerce Extérieur (MCE) activera la mise en place du Conseil National du Commerce Extérieur prévu par la loi sur le commerce extérieur. "Ce Conseil peut devenir un forum d'idées, de concertation et de pilotage de la politique du commerce extérieur".
    Enfin, le Plan Export 2 élaboré par l'ASMEX en collaboration avec le MCE et le CMPE et présenté au ministre des Finances sera bientôt soumis au Comité Interministériel.

    Plan intégré à moyen terme

    Le Plan spécifie pour la première fois les actions du ressort soit de l'Administration, soit des associations professionnelles et des entreprises privées.
    Ce document propose un plan intégré à moyen terme pour faire face à deux problèmes majeurs. D'un côté, la sélection de l'offre doit désormais s'effectuer sur la base de créneaux porteurs et de filières intégrées. "Ces filières doivent être élargies le plus possible, englobant le marché intérieur".
    De l'autre, la diversification des débouchés passe par une action intégrée sur la demande des produits et des marchés.
    Les commissions régionales des exportations créées par l'ASMEX insistent sur l'importance des zones traditionnelles d'exportation.
    "Les exportateurs doivent en premier lieu conquérir ou renforcer leur part de marché sur les marchés proches géographiquement, tels que l'Espagne qui n'achète à ce jour aucun produit textile marocain". Le développement des échanges intermaghrébins passe, selon les professionnels, par une harmonisation des législations et des pratiques douanières et fiscales.
    Les actions ponctuelles sur l'environnement constituent le second volet du Plan Export2. Elles concernent les divers aspects des exportations, notamment les procédures administratives et l'incitation à l'investissement lié à l'exportation.
    Ainsi, les recommandations relatives aux procédures liées à l'investissement et au commerce international émanent d'études déjà réalisées. Ces études concernent, entre autres, le transport routier multimodal et l'efficacité des procédures du commerce international. "L'application des procédures tirées des résultats de ces études ne requiert pas de dépenses budgétaires et faciliterait l'acte d'investissement et d'exportation", précisent les exportateurs.

    Admission temporaire sur l'énergie

    L'incitation à l'investissement, second aspect de ces actions ponctuelles, concerne avant tout la fiscalité et les avantages spécifiques au code des exportations. Les suggestions formulées portent notamment sur la réduction des charges fiscales liées au recrutement par les entreprises de cadres et de consultants experts. Elles proposent aussi la constitution de provisions pour recherche et développement afin de stimuler la valeur ajoutée du produit marocain.
    Le Plan soulève, par ailleurs, le problème du statut des exportateurs indirects, en tant que partenaires du secteur.
    "Les fournisseurs locaux des intrants doivent bénéficier au même titre que les exportateurs directs des incitations à l'export".
    Cependant, il reste à délimiter les degrés d'activité indirecte. L'ASMEX propose, en attendant la maîtrise du système, d'intégrer uniquement le fournisseur direct de l'exportateur.
    Outre le volet financement des exportations (Cf encadré), le Plan Export formule des recommandations concernant le coût des facteurs et des intrants. Un système d'admission temporaire sur l'utilisation de l'énergie est préconisé par les opérateurs.
    Enfin, figurent dans le Plan des volets aussi variés que l'information, la formation, le conseil ainsi que la qualité.

    Financement des exportations

    L'ASMEX propose des crédits de structure et d'aide à l'innovation

    Le volet financier du Plan Export 2 traite à la fois de l'aspect financement des exportations par le système bancaire et le recours à l'assurance export ainsi que des modes de couverture du risque de change.
    Concernant les taux d'intérêt applicables aux exportations, la profession demande l'application du taux interbancaire majoré d'une commission, "pour intéresser davantage les banques", précisent des sources proches de l'ASMEX (Société Marocaine à l'Exportation).
    Pour les financements extérieurs auxquels peuvent accéder certaines sociétés exportatrices marocaines, l'ASMEX demande la suppression de la taxe de 10% prélevée à la source. "Cette mesure rétablirait la concurrence dans le financement des exportations entre banques marocaines et étrangères et irait dans le sens de la libéralisation", indique l'ASMEX.
    En outre, concernant la garantie de cautionnement mutuel et de la couverture du risque de change, la profession prône une couverture pluriannuelle avec reconduction tacite ainsi qu'une couverture des crédits à moyen et long termes. Les opérateurs réclament en outre une couverture efficace et plus étendue dans le temps, aussi bien à l'import qu'à l'export.

    Les suggestions formulées portent sur les produits traditionnels tels que les ACNEES (Avances sur Créances Nées à l'Etranger) et le préfinancement à l'export. Elles concernent également la mise en place de nouveaux produits de financement, tels que le financement des stocks à l'étranger et surtout les prêts de structure et d'aide à l'innovation. "A l'étranger, les exportateurs bénéficient de produits financiers directement consacrés à l'amélioration des structures d'entreprise, y compris les structures d'innovation". Ces produits préparent l'outil d'entreprise à affronter les marchés extérieurs. Ils se situent à mi-chemin entre le crédit d'investissement et le crédit de fonctionnement. Les prêts de structure font intervenir à la fois des aspects de couverture de risques à travers la souscription d'assurance à l'exportation et des aspects de financement bancaire pur. Le système bancaire et financier en liaison avec la SMAEX devront donc être associés à l'élaboration de ces produits.
    En outre, pour la couverture des risques de change, les professionnels tablent sur l'entrée en application prochaine du marché des changes, "dont les travaux de préparation sont très avancés".

    Mouna KABLY

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