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Economie

Projet de loi sur la réforme portuaire
La disparition de l’ODEP attise les tensions

Par L'Economiste | Edition N°:1887 Le 01/11/2004 | Partager

. Grogne chez les cadres du futur ex-office . Ils reprochent d’avoir été écartés lors de l’élaboration du projet de loiLe projet de loi sur la réforme portuaire n’est même pas encore adopté, il fait déjà des mécontents. Et c’est bien sûr à l’Office d’exploitation des ports (ODEP), l’établissement voué à la disparition, que les voix s’élèvent le plus. Il faut dire que le projet de réforme porte un coup fatal au monopole de la société supposée remplacer l’Office dans l’exploitation des ports. En effet, la structure de la nouvelle société anonyme qui reprendra les activités commerciales du futur ex-Office nargue les cadres de cet établissement. «Surtout si l’on sait que cette société perdra non seulement le monopole mais aussi toutes les infrastructures et les acquis de l’Office qui iront à l’agence nationale des ports», s’écrient quelques cadres de l’ODEP. La Société d’exploitation des ports (SEP) sera une simple entité de droit privé soumise à la concurrence d’autres entreprises auxquelles l’Agence nationale des ports (une autre nouvelle création de la réforme) délivrera des autorisations d’exploitation ou de concession. . “Projet de loi dans le secret”Les cadres de l’Office reprochent également au ministère de l’Equipement et des Transports d’avoir conçu le projet de loi dans le secret sans être consultés pour son élaboration. «Le ministère de tutelle nous a promis de nous soumettre la version officielle du projet avant son adoption par le Conseil de gouvernement. Nous n’avons reçu la copie officielle qu’après son passage à la commission financière et économique», indique Naji Najim, secrétaire général du syndicat des cadres de l’ODEP, affilié à l’UGTM. Selon les responsables de cette centrale, certains articles du projet de loi, notamment 35, 50 et 51 pénalisent les employés du futur ex-office. En effet, «l’article 35 ne mentionne pas les représentants des cadres dans le conseil d’administration de l’agence», souligne Najim. De plus, les articles 50 et 51 du projet donnent la priorité de travailler au sein de l’agence aux fonctionnaires du ministère et aux agents expérimentés. Alors que les cadres de l’Office ne viennent qu’en troisième position. «Quel avenir réserve le ministère à la direction et aux cadres de l’ODEP?», fait mine de s’interroger le secrétaire général de l’UGTM. D’après lui, le ministre a tenu une réunion avec les représentants des cadres début Ramadan. Une commission a été créée pour étudier les différents points de discordes. «Nous sommes à la mi-ramadan et nous n’avons pas encore été contactés. Le bureau du syndicat des cadres se réunira la semaine prochaine pour prendre les mesures qui s’imposent». Du côté du ministère de tutelle, l’on s’attache surtout au caractère moderniste du projet de réforme. «Le projet de réforme ne concerne pas seulement l’ODEP. Il s’agit plutôt d’une opportunité pour tout le secteur de se moderniser et se doter des atouts pour faire face à la mondialisation», souligne-t-on auprès du ministère de l’Equipement et des Transports. Naoufal BELGHAZI

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