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Projet de Loi de Finance chez les conseillers: Oualalou affûte ses armes

Par L'Economiste | Edition N°:517 Le 28/05/1999 | Partager

· Le budget des régions est évalué à 190 millions de DH

· Le débat sur le déficit soutenable pourrait être relancé par la CDT

"Je n'ai pas de stratégie particulière pour convaincre les conseillers de voter le budget", a déclaré à L'Economiste M. Fathallah Oualalou à la fin d'une de ses réunions de la Commission des Finances, de l'Equipement, de la Planification et du Développement Régional. Selon lui, la Chambre des Conseillers est comme dans tous les pays, une Chambre de sages, avec une vison spécifique qui provient de leur nature.
"Ce sont des élus locaux, pour la plupart issus du système productif., J'ai tenu compte de cette spécification dans le discours de présentation aussi que dans les débats en Commission.
Je sens qu'il y a du répondant", a précisé M. le ministre de l'Economie et des Finances. Selon lui, il y a un débat qui concerne plus cette Chambre que la première. Il s'agit de celui relatif au statut de la région. L'initiative est gouvernementale. Objectif: permettre au budget de ces régions, dans cette phase d'initiation de leurs actions, d'être alimenté de 1% de ressources provenant de l'IGR et de l'IS. Cela représente une enveloppe de 190 millions de DH. D'ailleurs, ces régions sont appelées à jouer un rôle important dans la mise en place du plan de développement 1999-2003.
Sur le registre des amendements, M. Oualalou est clair: "Le gouvernement ne peut pas accepter ce qu'il a refusé au niveau de la première Chambre". Si de nouveaux amendements sont présentés, le gouvernement les examinera avec sérénité et diligence.

La CDT, qui ne manquera pas de jouer les trouble-fête, est intraitable sur le social? Si le ministre estime que c'est normal qu'un syndicat ait ce cheval de bataille, il pense que l'essentiel pour lui est de montrer que ce budget est, en grande partie, social. Trois aspects le montrent: la lutte contre la pauvreté et l'exclusion, l'emploi et les revendications syndicales. Selon lui, le gouvernement tente de répondre à ces interpellations.
Mais des voix s'élèvent dans les rangs de la CDT pour considérer que le "déficit soutenable" pourrait être bénéfique pour la société. Ce déficit pourrai créer de nouveaux emplois, financer les augmentations de salaires et relancer la consommation. Tout le monde se souvient de la polémique née à la suite de l'élaboration de la Loi des Finances de transition. Celle-ci mettait en relief deux approches de deux membres du gouvernement. M. Habib El Malki, ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, estimait que le déficit pouvait être soutenable. M. Oualalou pensait le contraire. Depuis, le débat s'est déplacé ailleurs. Aujourd'hui, le Syndicat de M. Mohamed Noubir El Amaoui s'apprête à le remettre sur la table. Mais Oualalou a tranché: Ce débat est dépassé. Selon lui, le problème est ailleurs. Tout le monde reconnaît que dans la Loi des Finances, l'aspect social, renforcé par les amendements est très présent.
"Je pense que la vision que je propose interpelle les esprits, puisque cette Loi des Finances est un instrument d'accompagnement d'une politique où deux volets sont à relever: l'importance que prennent les autres instruments de l'Etat et le poids des réformes.

Mohamed CHAOUI

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