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Affaires

Projet de code de la pharmacie
La profession décroche des amendements

Par L'Economiste | Edition N°:2022 Le 17/05/2005 | Partager

. Le lobbying s’est avéré payant. Une étude de viabilité pour le «numerus clausus»«LES pharmaciens n’ont d’autre choix que d’exercer un lobbying auprès des parlementaires pour défendre leurs amendements au projet de code de la pharmacie». Cet appel du président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), Mohamed Aghdaf Rhaouti, a été longuement applaudi par les pharmaciens venus en masse pour le troisième congrès international du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud, qui s’est tenu le 14 mai à Casablanca. Ce projet de loi, actuellement au Parlement, a été présenté sous toutes ses coutures et soumis au feu de la critique du président du CNOP. Ce dernier, après avoir félicité l’initiative du ministère de la Santé visant à restructurer la profession, a pointé du doigt la marginalisation de la profession dans l’élaboration du projet. Ce qui, selon lui, a abouti à un texte qui enregistre certes des avancées, mais ne répond pas globalement aux attentes des pharmaciens. Par rapport au dahir de 1960, le projet de code permet, d’abord, une reconnaissance du diplôme national de doctorat en pharmacie comme diplôme de référence. Il élargit ensuite la définition du médicament tout en améliorant sa promotion. Il instaure enfin la généralisation de la règle de distance unique de 300 mètres. Les reproches faits au projet, et qui ont, par la suite, abouti à des amendements, portent essentiellement sur quatre points, a rappelé Rhaouti. Les pharmaciens ont milité pour que l’autorisation d’exercer rélève des attributions du CNOP; que le “numerus clausus” recommandé par l’OMS, une pharmacie pour 5.000 personnes, soit respecté; que les pharmacies internes aux cliniques soient interdites et que certaines sanctions pénales soient allégées. La prise en compte de ces revendications passe, selon le président du conseil, par le maintien de la pression sur le gouvernement et en sensibilisant les parlementaires et spécialement la commission des affaires sociales. La stratégie du lobbying expliquée par Abdelhafid Oualalou, pharmacien et député, a permis de décrocher quelques concessions de la part du gouvernement. Le ministre de la Santé a, selon lui, accepté certaines des propositions soumises par le Conseil de l’ordre. Ainsi, l’autorisation d’exercer est désormais octroyée par le CNOP. De plus, le ministère a agréé le principe du “numerus clausus” sous réserve de la réalisation d’une étude sur sa viabilité à la lumière des contraintes de la carte sanitaire. Idem pour la suppression des pharmacies à usage interne ainsi que pour l’allègement de certaines sanctions pénales.


La mutuelle prête à fonctionner

Le renforcement des garanties sociales des pharmaciens fait partie des préoccupations majeures du CNOP. A ce titre, Khalid Sentissi, secrétaire général de la Mutuelle générale des pharmaciens (Mugephar), a souligné que cet organisme, qui a vu le jour en juillet 2004, sera ouvert dans un premier temps aux pharmaciens et ensuite au reste du corps médical. Il fallu plus d’une année pour régler les tracas administratifs. Actuellement, la Mugephar est prête à fonctionner avec un budget avoisinant les 5 millions de dirhams pour sa première année, assure Sentissi.Morad EL KHEZZARI

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