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Profession footballeur, avec primes de rendement

Par L'Economiste | Edition N°:353 Le 09/10/1998 | Partager

Le football est de plus en plus perçu comme une profession à part entière. Mais en attendant une amélioration des revenus du championnat marocain, tous les joueurs lorgnent les championnats européens.

Trois fois par semaine, Houssein, 12 ans, son sac à dos en bandoulière, se rend à l'entraînement. Il ne le rate jamais, même si ses résultats scolaires s'en ressentent. Car, pour lui, un objectif prime: devenir footballeur professionnel, comme son idole Bassir, et à tout prix. Pourquoi? "Pour la simple raison que ça me permettra d'améliorer mon niveau de vie et celui de mes parents. De plus, je veux devenir une vedette", répond Houssein.
Houssein, comme des milliers de jeunes à travers le Royaume, voient dans le football un levier pour sortir de la misère, car si aujourd'hui le professionnalisme des clubs n'est pas encore à l'ordre du jour, les footballeurs, eux, sont déjà quasi professionnels. Et les revenus qu'ils perçoivent sont substantiels. "Outre sa prime de signature à négocier, le joueur reçoit une prime de rendement en trois tranches qui varie en fonction des résultats. De plus, il perçoit une prime de match qui varie entre 4.000 DH pour un match gagné à l'extérieur et O DH pour un match perdu", affirme M. Abdelmalek Sentissi, président du WAC. Pour le Raja, les mêmes montants que ceux du WAC reviennent, à quelques détails près.
Mais être bien payé n'est pas le cas pour tous les joueurs. "Les dirigeants promettent beaucoup, mais ils payent beaucoup moins", confie le joueur d'un club de Première Division qui a requis l'anonymat. Pour lui, il ne suffit pas de promettre, il faut aussi payer. Et l'un des problèmes les plus récurrents du championnat national est justement ces joueurs qui font grève parce qu'ils n'ont pas reçu les rémunérations promises par les dirigeants. Seuls les grands clubs garantissent un payement dans des délais raisonnables. C'est pourquoi chaque année les meilleurs éléments rejoignent les grands clubs comme le Raja ou les FAR. Une autre raison est aussi invoquée. "Les grands clubs sont le meilleur tremplin pour espérer un jour une carrière professionnelle dans un grand club européen".
Car c'est une réalité: les salaires perçus en Europe sont sans commune mesure avec ceux du Groupement. Chaque année, les meilleurs éléments partent à l'aventure. Pour cette saison, Roki, l'avant-centre de Mohammédia, a ouvert le bal en rejoignant le FC Séville pour l'équivalent de 6 millions de DH. Sellami du Raja a ensuite rejoint le Bekistas d'Istanbul pour la somme de 750.000 Dollars et un contrat de trois ans. Rejoint en Turquie quelques semaines plus tard par l'arrière du WAC Lahcen Abrami pour 220.000 Dollars. Cependant, cet exode massif des grands talents n'est pas sans affaiblir le niveau de la compétition à l'échelle nationale. "Que faire? On ne peut s'opposer au départ d'un joueur quand on sait que c'est toute une famille marocaine qui va en profiter, d'autant plus que ça permet de laisser le champ libre aux jeunes", commente M. Ahmed Amor, président du Raja. Sans oublier l'essentiel les joueurs vendus permettent de combler les déficits des clubs. L'exemple Abdejlil Hadda (Camacho) est assez éloquent. Vendu pour trois millions de Dollars au Sporting Gijon, Camacho a assuré au CODM la somme de 1 million de Dollars. Trop pour un club habitué à parler en Centimes. Une semaine après, le bureau du CODM a sauté.

Ghassan KHABER

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