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Procès du 16 mai: La défense soumet ses doléances

Par L'Economiste | Edition N°:1566 Le 22/07/2003 | Partager

. Le bâtonnier au juge Tolfi: «Les avocats ont besoin de temps pour consulter les dossiers et rencontrer leurs clients«. Report du procès aux 25 et 28 juillet . Les accusés dans un isoloir en verre flambant neufAlors que l'enquête suit son cours et livre régulièrement de nouvelles révélations sur les attentats du 16 mai, le premier groupe de prévenus a été présenté devant la Cour d'appel de Casablanca. Ainsi, le procès de 52 personnes, réparties en cinq groupes chacun avec une procédure propre, a été ouvert hier lundi 21 juillet 2003. L'audience a duré près d'une heure durant laquelle défense et Cour ont échangé des propos sur le déroulement du procès. Le barreau de Casablanca, par le biais de son responsable, le bâtonnier Miloud Bettach, a exprimé sa «vision« d'un «procès dans lequel la défense dispose des conditions nécessaires pour jouer pleinement son rôle«. Finalement, la Cour a décidé de reporter à vendredi prochain le procès de trois groupes composés respectivement de trois, six et sept inculpés. Elle a également décidé d'ajourner, au lundi 28 juillet, le procès de deux groupes composés de 17 et de 19 personnes. L'acte d'accusation des cinq groupes du 21 juillet est lourd. Malgré la différence de contexte, il est identique à celui qui a vu, il y a quelques jours, la condamnation à des peines lourdes (la peine capitale a été prononcée dix fois), le groupe de Youssef Fikri et Mohamed Damir. Ainsi, les prévenus sont poursuivis pour constitution de bande criminelle, atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat, actes de sabotage et assassinats, tentatives de sabotage volontaire de lieux et édifices à l'explosif, homicide volontaire avec préméditation et complicité dans des actes de violence ayant entraîné une infirmité à vie et une invalidité permanente.Le fait marquant du procès d'hier aura été sans doute la prise de parole demandée par le bâtonnier de Casablanca. Fait rare, ce dernier a tenu à exprimer en personne à l'ouverture du procès les doléances de la défense et à expliquer la vision des avocats concernant leur tâche au vu du contexte particulier du procès. Rappelons que lors du procès de Fikri, plusieurs prévenus n'avaient pas trouvé «preneurs« parmi les avocats. Après plusieurs tentatives de remédier au problème, le barreau de Casablanca s'était résigné à la procédure de désignation d'office dans le cadre de l'assistance judiciaire. Mais il était devenu évident, pour de nombreux observateurs, que les avocats commis d'office, ne forçaient pas leurs talents. Une chose est sûre, pour le procès en cours, l'antécédent a provoqué un phénomène de «désertion« qui a compliqué la tâche du bâtonnier dans l'établissement des listes d'avocats désignés d'office dans le cadre de l'assistance judiciaire. Cette tâche a requis «un effort exceptionnel et a nécessité beaucoup de temps«, a témoigné le bâtonnier devant la Cour pour justifier un report du procès. Et d'ajouter qu'«il faut que les avocats disposent de délais pour consulter les dossiers et rencontrer leurs clients«. Trois avocats ont ensuite successivement pris la parole pour appuyer les propos du bâtonnier. La Cour avait dans un premier temps décidé d'ajourner les procès au mercredi 23 juillet. «Relancé« par le bâtonnier, le juge Lehsen Tolfi a concédé deux jours supplémentaires. «Un temps qui sera employé à la distribution des tâches et la coordination entre avocats«, a tenu à préciser Bettach. Côté ambiance, le procès se déroule dans la salle d'audience n°8 de la Cour d'appel de Casablanca, alors que c'est la grande salle n°7 qui était supposée l'accueillir. Le changement tient certainement à l'isoloir en verre entourant le banc des accusés dont la nouvelle salle est équipée depuis la fin de la semaine dernière. Les prévenus ont été présentés dans leurs vêtements d'arrestation: tee-shirt, blouse bleu de gardiennage et l'habituelle «gandoura« afghane en vogue dans les milieux islamistes. Une différence de taille avec les affaires de la Salafia Jihadia dans lesquelles les accusés affichaient des allures plus élégantes (costumes, djellabas…).


Kamikaze, repenti et réserviste

Pour la première fois, il a été possible de voir le visage de trois kamikazes potentiels. Il s'agit de Mohamed Ammari alias Abou Zoubeir, le fameux kamikaze «malheureux« de l'hôtel Farah qui a été empêché de déclencher sa charge. Rachid Jalil alias Abou Annas est le kamikaze repenti de la nuit du 16 mai. Il faisait partie du groupe qui devait attaquer l'Alliance juive. Pris de panique et apeuré par «la force« de la déflagration au restaurant limitrophe, le Positano, il a renoncé à son acte. Quant à Yassine Lehnech, il est le premier d'une longue série de kamikazes réservistes à avoir été arrêté.M. Bk et A. H.

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