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Prix Nobel: Une musulmane, chantre de la paix

Par L'Economiste | Edition N°:1621 Le 13/10/2003 | Partager

. Consécration inattendue de l'Iranienne Shirin Ebadi . Un parcours peu conventionnel dans une société ultraconservatrice Pour une surprise, c'en est une. L'Iranienne Shirin Ebadi a reçu le prix Nobel de la paix, raflant la mise au pape Jean-Paul II, qui touche à la fin de son Pontificat, et à l'ex-président Yougoslave Vaclav Havel. C'est un signal fort pour la modernité de la femme musulmane (cf. article sur la Moudawana). Cette femme de 56 ans a déclaré en apprenant la nouvelle que “cette récompense allait à tous ceux qui se battent pour la démocratie en Iran”. La réaction du gouvernement d'Iran ne s'est pas laissé attendre, il “espère utiliser davantage ses vues expertes”. En effet, Shirin Ebadi est la première femme musulmane à être distinguée dans l'histoire plus que centenaire de cette récompense. Son parcours est un enchaînement d'explois. En 1974, Shirin Ebadi a été la première femme à devenir juge en Iran mais elle a dû quitter son poste après la Révolution islamique de 1979. Les imams considéraient les femmes trop émotives pour diriger un tribunal. Avocate et enseignante à l'Université de Téhéran, elle oeuvre depuis pour la défense des droits des femmes et des enfants dans une société musulmane ultraconservatrice. De par sa formation et son activité, elle fournit une aide juridique aux personnes persécutées. Ce n'est pas une tâche facile puisqu'elle reçoit des menaces qui n'ont pas réussi à ébranler sa détermination. Rapidement, elle accepte des dossiers délicats. Fondatrice de l'Association pour les droits des enfants en Iran, elle a en particulier enquêté sur une série de meurtres d'intellectuels en 1998-1999. Elle a également oeuvré pour révéler ce qui s'est passé en 1999 à l'Université de Téhéran lors d'une attaque par les forces de l'ordre et le Hezbollah, où plusieurs étudiants sont morts. Cette affaire lui a valu, en septembre 2000, d'être condamnée à 15 mois de prison avec sursis et à cinq ans d'interdiction d'exercer. Une arrestation qui était loin d'être la première pour une femme qui se bat pour les droits de l'homme dans une société musulmane ultraconservatrice. Shirin Ebadi a joué un rôle incontestable en 1997 dans l'élection du président réformateur Mohammad Khatami. Ce dernier ayant parvenu au pouvoir largement grâce à l'électorat féminin.Pour cette militante érudite, “cette distinction ne changera pas grand-chose pour ma propre vie, mais ce sera très important pour mon travail en faveur des droits de l'homme et les citoyens en Iran”. Et le combat continue.Synthèse L'Economiste

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