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Prix de l'Economiste pour la recherche

Par L'Economiste | Edition N°:2199 Le 24/01/2006 | Partager

Pour encourager la recherche académique, L’Economiste a décidé de récompenser les meilleurs travaux de recherche en gestion et en économie menés par les étudiants issus des établissements marocains. Les lauréats 2005 commentent ici leur expérience et les difficultés qu’ils ont dû affronter au cours de leurs investigations. Dans l’édition du mercredi 25 janvier, nous vous présenterons les autres finalistes.


Système d’information: Pilotage à vue

Le prix du meilleur travail de recherche dans la catégorie «Thèse» a été attribué à Zouhair Ejbari. La recherche a porté sur «Les systèmes d’information et de gestion des dirigeants des PME marocaines: une analyse des pratiques formelles et informelles», à l’université Mohammed V (Rabat). Ejbari dresse un diagnostic sévère parfois excessif. Il constate que les PME, de ce point de vue des systèmes d’information, n’ont pas profité pleinement des programmes de mise à niveau. Selon l’auteur, les dirigeants préfèrent travailler oralement à tous les niveaux (opérationnels et stratégiques). Ils privilégient l’informel, cumulent les fonctions. Ce qui renforce son omniprésence dans la gestion des activités, précise le chercheur. Selon les résultats d’une enquête réalisée auprès de 113 dirigeants de PME, peu d’entre eux utilisent des données comptables à des fins de gestion. La comptabilité, comme dans beaucoup de structures, a d’abord une finalité fiscale. La petite entreprise évolue toujours dans un environnement instable. Vu sa capacité restreinte à contrôler cet environnement et à définir des stratégies à long terme, elle se trouve en face d’un système d’information de type «semi-confus» qui favorise le renouvellement rapide des solutions qui servent de guide à la décision.

L’auteur

Zouhair Ejbari, 35 ans, est enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales de Tanger. Il enseigne la comptabilité générale et analytique, la gestion financière et le contrôle de gestion. Il travaille également en tant que consultant. Zouhair Ejbari est vice-secrétaire général de la Fondation Forum d’Asilah. Il est titulaire d’un doctorat en sciences économiques.Nadia DREF


Ejbari: Il faut un bon réseau

- L’Economiste: Qu’est ce qui a motivé le choix de ce sujet?- Zouhair Ejbari: L’idée de ce thème m’est venue après avoir finalisé mon mémoire pour l’obtention du DESS sur la mise en place du système d’information et de gestion. Le diagnostic des trois entreprises que j’ai étudiées a montré que les systèmes en place étaient peu développés et beaucoup de composants étaient inexistants. Partant de ces conclusions, je me suis posé les questions suivantes: comment s’informent alors les dirigeants des PME pour pouvoir gérer leurs entreprises? Y a-t-il d’autres sources d’information «informelles» qu’il faut mettre en évidence et en étudier les formes et les modalités de fonctionnement? J’ai essayé de répondre à ces questions dans le cadre de ma thèse de doctorat que vous venez de citer.. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées lors de la réalisation de ce travail?- Elles sont nombreuses et sont peut-être partagées par la plupart des chercheurs au Maroc. D’une part, l’inscription de la thèse car ce n’est pas facile de trouver un encadrant et un établissement d’accueil. D’autre part, les difficultés liées à la documentation et aux références bibliographiques. Cette phase de la recherche est très déterminante pour la définition de la problématique, du modèle de la recherche et des hypothèses de travail. Enfin, les difficultés majeures, d’ordre empirique, et qui sont liées à l’accès à l’information du terrain. Les responsables d’entreprises au Maroc sont très réticents sur ce point. Pour contourner cet obstacle, j’ai exploité mon réseau relationnel et mon entourage. En effet, les dirigeants des PME, pour accepter un chercheur, veulent une «assurance» qui peut être donnée par quelqu’un qu’ils connaissent et en qui ils ont confiance.Propos recueillis par Nadia DREF


Le knowledge management dans l’hôtellerie

Imane M’rani et Fatima El Morabitine ont été primées dans la catégorie «Licence ou bachelor», pour la recherche sur le knowledge management.Ce travail vise à faire comprendre l’importance de la gestion des connaissances et du partage de l’information au sein des entreprises hôtelières et touristiques. Après une phase expiratoire qui donne lieu à une critique du système d’information classique, cette enquête apporte un constat et un diagnostic minutieux sur la situation organisationnelle de 50 hôtels (4 et 5 étoiles). Ainsi, plusieurs intérêts émergent. Celui de la construction d’un modèle de création des connaissances dans l’entreprise, dans l’articulation entre éléments tacites et explicites qui appartiennent au personnel intégré dans l’organisation. Et enfin, le troisième intérêt résulte de l’amélioration des connaissances pour l’entreprise en proposant un procédé du knowledge management fondé sur leur capitalisation et leur partage.

Les auteurs

El Mourabitine Fatima, née le 24 décembre 1982 et M’rani Iman, née le 17 février 1983, titulaires du diplôme du 2e cycle en administration et gestion des entreprises touristiques et hôtelières, sont étudiantes à l’Institut supérieur international du tourisme à TangerRachid Hallaouy


«C’est une belle aventure!»

Motivations, obstacles, objectifs… Fatima et Imane nous font partager l’aventure qui les a conduites à la première marche du podium- L’Economiste: Pourquoi avoir choisi le thème du knowledge management?- Imane M’rani et Fatima El Morabitine: Le thème n’a pas été choisi par hasard. Il découle d’une réflexion provoquée lors d’un sujet traité en deuxième année à l’Institut supérieur international du tourisme. Ce sujet nous a beaucoup intéressées et, du coup, nous avons pensé à l’approfondir. Notre professeur a beaucoup apprécié et nous a encouragées à pousser nos recherches pour en faire un travail de fin d’études du 2e cycle. Dès lors, nous avons organisé notre recherche en trois parties. Dans un premier temps, nous avons présenté le knowledge management et ses dimensions, puis nous avons effectué une étude pratique sur les hôtels 5 étoiles des principales villes touristiques du pays. Et enfin, nous avons essayé de mettre en pratique les principes du knowledge management sur une base de données Access, adaptable à toute sorte d’organisation. - Avez-vous rencontré des difficultés durant la conduite de vos travaux?- Le problème majeur rencontré est le manque de documentation puisque notre thème était quelque peu innovant. Néanmoins, nous n’avons pas été découragées pour autant. Nous avons pu nous procurer quelques livres en langue française et des articles sur Internet. Le deuxième problème a été la réticence de certains hôteliers et l’impossibilité d’accéder aux dirigeants.Nous avons persévéré et finalement un grand nombre d’hôteliers se sont montrés coopératifs et compréhensifs, ils ont manifesté un intérêt quant au rôle des professionnels dans le cadre de la formation des étudiants.Propos recueillis par Rachid Hallaouy

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