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Prix de L’Economiste pour la recherche
Pourquoi l’agroalimentaire perd des positions

Par L'Economiste | Edition N°:2200 Le 25/01/2006 | Partager

Lahcen El Ameli a été nominé au prix de la recherche de L’Economiste pour son travail sur “L’industrie agroalimentaire au Maroc: structures, performances et contraintes de développement”. Ce thème avait fait l’objet de sa thèse de doctorat en Sciences économiques de l’Université Mohammed V de Rabat-Agdal. Cadre au Crédit Agricole, Lahcen El Ameli vit au quotidien les problèmes de l’agroalimentaire. Dans sa recherche, il brosse un tableau détaillé des forces et des faiblesses du secteur, qui est aussi un des piliers de l’économie nationale et deuxième poste d’exportation du pays. Son travail est enrichi par une batterie d’indicateurs: investissement, productivité, exportations, emploi, etc.L’industrie alimentaire est, dans son ensemble, un système productif fragile et structurellement faible, constate Lahcen El Ameli. Si au niveau de plusieurs branches, quelques entreprises (généralement les plus anciennes ou relevant du grand capital) s’en tirent face à la concurrence internationale, les performances sectorielles demeurent globalement modestes. Les raisons sont multiples: faible taux d’investissement, retard technologique, sous-développement du capital humain et prédominance du travail précaire. A lire le travail, l’agro-industrie marocaine a très peu de chances de rivaliser avec les grandes nations. Selon El Ameli, le secteur innove très peu, ce qui le prive de la capacité de se projeter et d’aller vers des produits à forte valeur ajoutée. Tous ces freins se traduisent par un recul de la position concurrentielle. Depuis plusieurs années, les industries alimentaires se sont inscrites dans une tendance à la perte de compétitivité non seulement sur les marchés extérieurs mais aussi au niveau du marché domestique. Certes, les pratiques protectionnistes de l’Union européenne qui constitue le principal débouché de nos produits ne font qu’aggraver la situation. Il faut néanmoins relever que la faiblesse de la qualité de nos produits, le niveau relativement élevé des coûts de production ainsi que l’incapacité des industriels à diversifier des produits et des marchés ont été déterminants dans le recul de la compétitivité externe des entreprises nationales.


L’auteur

Lahcen El Ameli est né en 1952 à Talsint. Titulaire d’un doctorat en Sciences économiques, il travaille actuellement au Crédit AgricoleR. H.

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