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    Prix de L’Economiste de la recherche en économie et gestionBon cru pour la première édition

    Par L'Economiste | Edition N°:2163 Le 02/12/2005 | Partager

    . Priorité à l’originalité et à l’innovation . Répondre aux préoccupations de l’entreprise. Un label de qualité en gestationLa cérémonie de remise du Prix de L’Economiste aura lieu le 7 décembre à Casablanca, en présence de près de 200 personnalités du monde des affaires et de l’Université. L’opération, la première du genre, a été clôturée le 31 octobre dernier, après une campagne de communication qui aura duré plus de 3 mois.Dans la foulée, il est prévu de lancer la seconde édition dès janvier 2006 pour primer les travaux de recherche réalisés en 2005. Ce concours est appelé à se renforcer chaque année pour révéler de nouveaux talents. L’une des ambitions du Prix de L’Economiste est de devenir une véritable référence au niveau national. Outre la récompense offerte aux candidats, il peut faciliter l’insertion des lauréats dans le monde de l’entreprise, en devenant un véritable label de qualité.A travers cette initiative, L’Economiste veut contribuer à la création du “fameux” pont entre l’entreprise et l’Université et soutenir les jeunes chercheurs. Il est clair que tous les candidats sont potentiellement méritants puisqu’ils sont déjà titulaires du diplôme et la qualité de leur travail a été reconnue au niveau académique. “La composition multiple du jury nous a permis de dégager des critères de sélection spécifiques, basés à la fois sur l’apport de la recherche pour l’entreprise, sur son accessibilité et son intérêt pour le grand public”, tient à préciser Khalid Belyazid, directeur général de L’Economiste. Les critères de sélection arrêtés ont accordé une importance toute particulière à l’originalité du sujet, sa pertinence pour comprendre ou agir sur le terrain et à l’effort de méthode.. Une base de données pour mesurer la qualité de l’enseignementA la grande surprise du jury, cette première édition s’est avérée prolifique. Plus d’une quarantaine de candidats ont soumis leurs travaux de recherche réalisés en 2004 pour l’obtention d’une licence/ bachelor, un master ou un doctorat. “Ces travaux constituent une base de données dont l’exploitation permet de se faire une idée sur la qualité de l’enseignement au Maroc”, assure Ahmed Laaboudi, directeur du Centre marocain de conjoncture.Parmi les postulants, la moitié sont des femmes, ce qui prête à l’optimisme. Cependant, les diplômés casablancais devancent largement leurs confrères des autres villes, y compris Rabat qui abrite pourtant la plus ancienne université du pays. A ce niveau-là, sans doute, l’effort de communication n’a pas touché de manière uniforme l’ensemble du territoire. Les prochaines édition devraient permettre de rectifier le tir. Par ailleurs, l’opération confirme le retard de l’enseignement privé au niveau de la production de la recherche. Hormis quelques masters, la plupart des travaux présentés ont été soutenus au sein des établissements publics. Quant aux candidats nominés, ils sont tous diplômés de l’Université publique. Le jury s’est pourtant attaché à accorder un traitement égalitaire à l’ensemble des lauréats, quelle que soit leur provenance. “Ce phénomène est normal au regard du nombre de lauréats titulaires d’un diplôme universitaire. De plus, aucun établissement privé ne délivre à ce jour de doctorat. Pour les autres niveaux, le privé a encore du chemin à faire pour assurer un encadrement de la recherche débouchant sur des travaux de qualité”, explique Driss Alaoui M’Daghri, ancien ministre, professeur à l’ISCAE et entrepreneur. Il est le président du jury du Prix de L’Economiste.. Volonté d’assurer un ancrage pratique aux travauxMême s’il est prématuré de tirer des conclusions définitives à partir d’une seule expérience, il ressort que les lauréats de l’enseignement public se sont tout de même distingués. “C’est la preuve que malgré les multiples critiques dont elle fait l’objet, l’Université produit des travaux de qualité”, avance Rachid Hamdad, DG de Alif Communication. Et pour cause, ajoute Ahmed Rahhou, PDG de Lesieur Cristal, l’Université publique offre un cadre plus adéquat pour la recherche et une organisation appropriée. Selon lui, l’enseignement privé a pour vocation première de former en vue de décrocher un emploi sur le marché du travail. L’Université, elle, a entre autres comme mission de produire de la recherche.Les membres du jury ont noté une grande diversité des thèmes abordés avec une mention particulière pour des thèmes nouveaux comme le management sportif, le développement des enseignes, l’économie de la concurrence ou encore la gestion déléguée des services publics. “Ce qui frappe chez quelques candidats, c’est leur désir manifeste d’assurer un ancrage pratique, de terrain, à leur travail, même s’ils n’y réussissent pas toujours assez”, remarque le président du jury. Dans tous les cas, certains thèmes répondent aux préoccupations actuelles des opérateurs, d’autres soulèvent des questions d’avenir.Dans leur globalité, la qualité des travaux est jugée variable. Pour le PDG de Lesieur comme pour le DG d’Alif, la plupart des candidats ont opté pour une démarche classique, plutôt scolaire, sans grande valeur ajoutée, dressant un état récapitulatif de l’existant. “Cependant, les finalistes ont été retenus parce que précisément ils ont fait preuve d’un effort de réflexion nouvelle et traité le sujet sous un angle de vue original”, est-il souligné.


    Trois catégories de prix

    La première récompense de 40.000 DH ira à la meilleure thèse permettant l’obtention d’un doctorat.La deuxième récompense de 20.000 DH sera attribuée au “Prix du meilleur master” permettant d’obtenir un diplôme public ou privé bac+5.Enfin, une enveloppe de 10.000 DH sera remise au “Prix du meilleur mémoire de licence ou bachelor” en vue de l’obtention d’un diplôme public ou privé équivalent.M.K.

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