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    Economie Internationale

    Prix alimentaires: Un peu de répit!

    Par L'Economiste | Edition N°:3504 Le 08/04/2011 | Partager
    L’indice FAO affiche une baisse après huit mois de hausses
    Les premiers à diminuer: l’huile et le sucre

    L’Indice avoisinait les 230 points en mars 2011, en retrait de 2,9% par rapport au pic de février, mais toujours supérieur de 37% au niveau de mars 2010

    Est-ce le début d’une inversion de tendance? L’indice FAO des prix alimentaires affiche pour la première fois une baisse après huit mois de hausses continues, selon une récente note de l’Organisation.
    Les experts de la FAO attendent, toutefois, les informations sur les nouveaux semis au cours des prochaines semaines pour avoir une idée des niveaux de production futurs. Mais les faibles niveaux de stocks, les incidences des événements du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sur les cours du pétrole et les effets de la catastrophe au Japon sont autant de facteurs qui contribuent à l’incertitude et à la volatilité des prix des mois à venir. Les cours internationaux des huiles et du sucre ont enregistré le fléchissement le plus marqué, suivis des céréales. L’indice FAO des prix du sucre a atteint en moyenne 372 points, soit 10% de moins que les pointes enregistrées en janvier et février. En revanche, les prix des produits laitiers et de la viande ont augmenté, bien que de façon marginale pour la viande. L’indice FAO des prix des céréales avoisinait les 252 points en mars, en recul de 2,6% par rapport à février, mais encore supérieur de 60% à mars 2010. Le mois de mars a été marqué par une extrême volatilité des céréales. Les prix du riz ont également chuté compte tenu des disponibilités abondantes dans les pays exportateurs et de la demande d’importations stagnante.
    Selon la FAO, la production céréalière mondiale de 2010 a chuté, entraînant une contraction des stocks, tandis que l’utilisation totale de céréales devrait atteindre un niveau record en 2010/2011. Si la plupart des indications suggèrent un accroissement de la production céréalière en 2011, la croissance projetée pourrait ne pas suffire à reconstituer les stocks, auquel cas les prix demeureraient soutenus tout au long de 2011/12. Ceci dit, il est probable que les prix des matières premières vont rester durablement élevés, selon Patrick Artus, économiste chez Natixis. L’expert français brosse un tableau de l’impact de la situation actuelle à partir de deux critères, à savoir la balance commerciale pour les matières premières et la capacité pour les pays importateurs de pétrole à exporter vers les pays pétroliers.
    Le Canada, la Russie, l’Opep l’Afrique Subsaharienne, l’Australie et l’Amérique latine profiteront de la hausse des prix. Les pays perdants sont la zone euro, l’Afrique du Nord, l’Asie du Sud, la Chine, le Japon et autres émergents d’Asie. Les pays assez indifférents sont les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou encore la Suède… A noter que le Nord de la zone euro et la Chine sont perdants malgré leur capacité à exporter vers les pays exportateurs de pétrole.

    F. Z. T.

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