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    Courrier des Lecteurs

    Privatisation: les records de la SNI

    Par L'Economiste | Edition N°:152 Le 03/11/1994 | Partager

    La demande des actions SNI a dépassé toutes les estimations, créant une certaine confusion. Par ailleurs, des sanctions sont prévues pour les doubles souscriptions et les souscriptions sans mandat.

    A l'image de la première opération de privatisation grand public, la CTM, ou encore de la CIOR, l'engouement suscité par l'action SNI a dépassé les attentes les plus optimistes. La cession des 16% du capital de la société au public a connu un véritable succès.

    A la clôture de la souscription. le nombre de titres demandés a atteint 8.182.467 pour une offre de 1.203.678. Au total, 50.213 souscriptions ont été enregistrées. A cet effet, aucun souscripteur n'a pu être servi au plancher de 25 titres. D'ailleurs, vu l'ampleur de la demande, le minimum a été ramené à 24 actions.

    Initialement, il était annoncé l'introduction de 1.232.000 actions en bourse. 80 % de ces actions étaient réservées aux personnes physiques et 20% aux OPCVM. Ceux-ci n'étant pas été agréés à temps, tout le paquet a été offert à la première catégorie. D' après observation des chiffres communiqués avant et après l'opération, l'offre a été réduite de 28.322 actions.

    Selon une source proche du Ministère de la Privatisation, "la dernière numération des actions de la SNI remonte à 1989". La correction "technique" s'est donc faite au niveau des personnes physiques. Cette explication n'est pas partagée par la plupart des analystes. Elle traduit une certaine précipitation dans l'opération SNI. Quelques observateurs estiment dans la foulée que le succès commercial de l'opération est voilé par plusieurs questions techniques Au niveau des banques interrogées, aucune appréciation n'a été émise sur cette opération qui risque de susciter des remous dans les prochains jours.

    A l'heure où nous mettions sous presse, les répartitions par banques et par régions n'ont pas encore été officiellement communiquées. Mais selon toute évidence, la Banque Populaire chef de file, se situerait en première position.

    Déjà durant la période de souscriptions des pratiques contraires à l'esprit de la loi sur la privatisation (pas d'accaparement et développement de l'actionnariat populaire) ont été observées.

    Des souscriptions groupées et massives au niveau du plafond ont été enregistrées au niveau de la plupart des guichets bancaires. Selon certains banquiers, des demandeurs se sont présentés avec plusieurs cartes d'identité, même celles de l'ensemble du personnel d'une entreprise.

    Le Ministère de la Privatisation a dû préciser aux banques de renforcer la surveillance des demandes. Toute personne désirant acheter des titres pour un tiers, excepté sa famille, était tenue de présenter une procuration. Il semblerait que cette disposition n'a pas freiné cette pratique. Par conséquent, ce dossier n'est pas encore clos.

    Le gouvernement s'est inquiété d'" un certain laxisme " et abus au niveau d'agences bancaires. Le Ministère exige de l'ensemble des banques ayant participé à l'opération de déceler les souscriptions sans mandat et les doubles souscriptions dans un délai de quinze jours.

    Les contrevenants verront tout simplement leurs demandes annulées. Les actions seront rachetées par le Trésor qui les revendra immédiatement par le biais de la Bourse. Les personnes ainsi sanctionnées pourront cependant récupérer leurs mises déduction faite des frais bancaires.

    M.O.

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