×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Privatisation de la RAM: La procédure à suivre

Par L'Economiste | Edition N°:659 Le 14/12/1999 | Partager



· Le Ministère de la Privatisation rappelle que c'est le rapport d'évaluation qui déterminera la part à transférer et les montants attendus

Une cacophonie s'est installée autour de l'ouverture du capital de la RAM. Chacun met son grain de sel. Le Ministère des Transports et de la Marine Marchande a évalué à 40% la part du capital à transférer au secteur privé. M. Khalid Alioua, ministre de l'Emploi et du Développement Social, quant à lui, a démenti toute fixation de pourcentage. Il a précisé néanmoins que toute ouverture de capital fera l'objet d'un cahier de charges.
Ces sorties ne peuvent laisser insensible le ministre du Secteur Public et de la Privatisation. M. Rachid Filali est monté au créneau. Normal, c'est lui qui est chargé de piloter cette opération de bout en bout. Il veut rectifier le tir. Selon lui, rien n'est encore décidé. Il s'agit d'abord de recruter une banque conseil associée à un cabinet d'expertise dans le domaine de l'aviation parmi les neuf consortiums ayant soumissionné à l'appel d'offres international(1). Cela se fera selon la loi 39-89 sur la privatisation. L'ouverture des plis aura lieu courant cette semaine. Le groupement qui sera retenu devra effectuer l'évaluation et les modalités de placement de la compagnie aérienne.
Ensuite, il faudra attendre entre trois et quatre mois pour obtenir le rapport d'évaluation du groupement choisi. "C'est en fonction des résultats de ce rapport que nous allons déterminer de quelle manière nous allons procéder à l'ouverture du capital de la RAM", a déclaré à L'Economiste M. Filali. Si les études aboutissent à la conclusion que la RAM n'a pas besoin d'allié stratégique pour affronter toute seule la concurrence dans l'open sky, l'ouverture du capital se fera via une Offre Publique de Vente à la Bourse de Casablanca. Dans le cas contraire, "le Ministère ira à la recherche du partenaire stratégique", pour reprendre l'expression du ministre. Dans cette affaire, le souci de son Département est de trouver le meilleur moyen pour développer l'entreprise et améliorer ses performances. Surtout, aucune pression budgétaire ne sera exercée au cours de ce processus. Les 3,5 milliards de DH inscrits comme recettes des privatisations dans la Loi de Finances en cours seront déjà encaissés par l'opération Maroc Télécom. En tout cas, dans l'hypothèse d'un partenaire stratégique, il sera alors question de lancer un appel d'offres international. Ce scénario suppose néanmoins qu'une part du capital transite quand même par la Bourse de Casablanca. Normal, c'est une compagnie nationale et le marché financier a besoin d'être dynamisé.
Sur la question d'un cahier de charges évoqué par M. Alioua, M. Filali a précisé que son collègue au gouvernement a certainement voulu parler de "termes de références de l'appel d'offres". Il faudra attendre pour voir quelle piste suivre.
Le Ministère de la Privatisation rappelle que le personnel de la RAM aura sa part du gâteau. Une partie sera en effet réservée aux employés.
Selon la réglementation en vigueur, la cession des parts aux salariés peut aller jusqu'à 10% de ce que l'Etat compte transférer au secteur privé (ou bien 20% du capital).


Neuf consortiums en lice


Les groupements ayant soumissionné à l'appel d'offres pour l'évaluation et le placement de la compagnie aérienne sont:
· Wafa Trust/Crédit Agricole Indosuez/McKinsey
· BNP-Paribas/BMCI/SHE
· ABN Amro-Rotschild/Commerzbank/BMCE-Rolland Berger
· Crédit Commercial de France/Upline Securities/Charter House
· Société Générale-Paris-Londres/Société Générale Marocaine de Banques
· Attijari Finance/Chase Manhattan/IBA
· Crédit Lyonnais/Crédit du Maroc/Airclaims
· BNDE/Natexis/Banque Populaire (France)/Arthur Andersen
· CFG/Salomon Brothers/GRA.

Mohamed CHAOUI

(1) Cf L'Economiste du 3 décembre 1999

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc