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    Economie Internationale

    Privatisation de British Coal et de British Rail

    Par L'Economiste | Edition N°:29 Le 14/05/1992 | Partager

    La poursuite des priva-tisations s'est taillée la part du lion dans le programme législatif pour les prochains mois, défini par le premier Ministre John Major.
    Ainsi, Mercredi 6 Mai, la privatisation de British Coal et celle, partielle, de British Rail ont été annoncées. La législation permettant ces privatisations doit faire l'objet de textes de loi et ce n'est qu'à l'automne prochain que se prononcera la Chambre des communes. Leur passage au secteur privé "mettra fin symboliquement au contrôle de l'Etat sur l'industrie qui s'est généralisé après la seconde guerre mondiale" et suppose un processus aussi long que complexe. La privatisation de ces deux entreprises présente des difficultés diverses et distinctes: la British Coal Corporation (BCC) doit en principe faire l'objet d'une privatisation totale alors que seuls certains services des chemins de fer seront mis à la disposition du secteur privé par un système de franchise, à éclaircir.

    Dans le premier cas, quelque 35.000 licenciements auront lieu et ce, en raison d'une éventuelle réduction du nombre de puits qui ferait tomber la production à près de 40 millions de tonnes, selon la banque d'affaires N. M. Rothschild. Car, même si le charbon reste une source d'énergie importante en Grande-Bretagne, avec 31% environ de la consommation en énergie primaire (après le pétrole (35%), mais avant le gaz naturel (24%) et le nucléaire (7%), il est fortement soumis à la concurrence du gaz, du charbon d'importation, du nucléaire et du fioul.

    Pour British Rail, la situation est différente. Une importante polémique, datant déjà du précédent gouvernement de M. Major, avait été montée autour des modalités de sa privatisation: totale ou partielle. En fin de compte, il a été décidé que la compagnie des chemins de fer conservera la propriété des voies et la plupart des infrastructures, les services de l'acheminement du fret et des colis devant être intégralement privatisés.
    Le transport de passagers sera quant à lui concédé à des sociétés privées sous forme de franchises. Cette formule permet à British de continuer à exercer son pouvoir sur l'ensemble du réseau, certes, mais ne lui en ôte pas le lourde charge financière qui représente 60% et plus des coûts globaux.

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